Une fille travaille dans une usine de fabrication des vêtements

Une fille travaille dans une usine de fabrication des vêtements
Photo Credit: Megan Radford | World Vision Canada

Plus de produits consommés au Canada sont le fruit du travail des enfants

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En cette Journée mondiale contre le travail des enfants, Vision Mondiale a publié un nouveau rapport (en anglais seulement) sur les liens du Canada à cette réalité. Le rapport, titré Le problème canadien du travail des enfants et le travail forcé, révèle que certains produits consommés couramment par les familles canadiennes sont le résultat du travail des enfants ou du travail forcé ailleurs dans le monde.  Ces produits sont considérés comme des produits « à risque » par Vision Mondiale. 

« Après avoir visité les enfants dans le monde entier, je peux dire avec conviction que le travail des enfants est également un problème canadien. Le Canada importe les produits que nous utilisons tous les jours ayant un risque élevé de travail des enfants qui leur sont rattachés. Il y a au moins 1200 entreprises canadiennes qui importent jusqu’à 34 milliards de dollars en produits qui peuvent avoir été faits par des enfants ou de travailleurs forcés » , dit Michael Messenger, président de Vision mondiale Canada

Le rapport conclut que les importations canadiennes de produits « à risque » totalisent maintenant 34 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 31 % au cours des cinq dernières années.

  • augmentation de 42 % des importations de vêtements du Bangladesh
  • augmentation de 107 % des importations de café de République dominicaine
  • augmentation de 8852 % des importations d’huile de palme de l’Indonésie
Un garçon manipule une machine dans une usine au Bangladesh.

 ©Megan Radford |World Vision Canada

Par ailleurs, de nouvelles données confirment que les Canadiens se soucient de cette question et demandent une action concrète de la part du gouvernement pour trouver une solution au problème.

  • 84 % des Canadiens se sentent frustrés par la difficulté qu’ils éprouvent pour déterminer où et comment les produits qu’ils achètent sont fabriqués. Ce pourcentage représente une augmentation de 6 % par rapport à 2015.
  • 91 % des Canadiens sont d’accord pour que le gouvernement canadien exige que les compagnies rapportent publiquement des informations sur la façon dont les produits sont fabriqués afin de réduire les traces du travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Toujours selon Vision Mondiale, le Canada risque de perdre du terrain dans la lutte mondiale à l’élimination du travail d’enfants et du travail forcé dans les chaînes d’approvisionnement. L’organisme international de bienfaisance rappelle que le Royaume-Uni, la Californie, les Pays-Bas et la France ont  adopté une législation sur l’esclavage moderne ou le travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement pour lutter contre ce fléau.

Des enfants travaillent dans une mine à ciel ouvert au Kenya.
©Megan Radford |World Vision Canada

« Les consommateurs, les entreprises et les gouvernements devraient tous jouer un rôle dans la lutte contre les liens qui existent entre le Canada et le travail des enfants. Alors que nous avons mis la pression sur d’autres gouvernements pour éliminer le travail des enfants dans leur propre pays, nous mettons peu de pression sur les entreprises canadiennes qui s’approvisionnent à ces endroits pour s’assurer que les enfants ne font pas partie de leurs chaînes. Nous pouvons nous joindre aux autres nations en mettant en place des exigences minimales pour permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés qui puisse avoir un effet réel et rapide sur la vie des enfants exploités » a aussi dit Michael Messenger, président de Vision mondiale Canada

LE TOUR VIRTUEL DU TRAVAIL DES ENFANTS

Faites le tour d’une maison virtuelle et voyez quels produits consommés couramment sont associés à l’exploitation des enfants :

  • 85 millions d'enfants exercent des emplois peu hygiéniques, dangereux et dégradants (Source : Organisation internationale du travail)
  • 21 millions de personnes sont contraintes, intimidées ou piégées pour exercer des emplois où leur vie et leur avenir sont à risque
  • 5,5 millions d'entre elles sont des enfants forcés de travailler

QUOI FAIRE ?
Les Canadiens peuvent pratiquer ce qu’on appelle la « consommation éthique » qui consiste à acheter des biens ou des services qui se soucient des pratiques abusives inhérentes à la production et à la commercialisation des produits.
Comment la consommation éthique peut-elle réduire l’exploitation des enfants?
La consommation éthique peut jouer un rôle en favorisant des changements dans les pratiques commerciales. Elle peut contribuer à résoudre d’importants problèmes sociaux ou écologiques. En changeant nos habitudes d’achat, nous contribuons à éliminer les conditions difficiles dans lesquelles les articles achetés sont produits. Nous pouvons même provoquer des changements positifs en boycottant le produit par exemple.
Quels sont les différents types de consommation éthique?
Voici quelques certifications recommandées par Vision Mondiale :
  • Certifié équitable : Pour porter la mention Certifié équitable de Fairtrade Labelling Organizations International (FLO), les produits ne doivent en aucun cas être le fruit du travail des enfants. Allez à www.fairtrade.ca pour en apprendre davantage sur cette certification et sur les endroits où vous pouvez vous procurer des produits certifiés équitables près de chez vous.
  • GoodGuide : Sur le site Web de GoodGuide (www.goodguide.com), un grand nombre d’entreprises et de produits sont évalués en fonction de leur conformité aux normes environnementales et sociales et des risques qu’ils présentent pour la santé. On attribue à chaque produit une note allant de 1 à 10 dans les catégories Santé, Environnement et Société ainsi qu’une note dans des sous-catégories.(Ce site n’est disponible qu’en version anglaise)
  • Rankabrand.org et ethicalconsumer.org : Ces deux sites web permettent de connaître les notes attribuées à une entreprise sur les plans social et environnemental. Ce sont des outils utiles qui aident les consommateurs désireux de faire des choix éthiques. Les consommateurs risquent toutefois de soutenir une entreprise dont les normes du travail ne sont pas très rigoureuses ou qui appuie le travail des enfants tout en s’efforçant de régler des problèmes dans d’autres domaines. Même si ce sont de bons outils d’apprentissage, ils montrent qu’il reste beaucoup de travail à faire pour renforcer les mesures prises par les gouvernements et les entreprises en vue d’accroître la fabrication éthique de biens.(Ces sites ne sont disponibles qu’en version anglaise)
Radio Canada International avec Vision Mondiale Canada
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Publié dans : Consommation, Économie, International

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