Une famille yésidi réunie à Winnipeg au Manitoba
Photo Credit: Radio-Canada

Réfugiés yézidis au Canada en 2017 : la cible de 1200 personnes serait en voie d’être atteinte

En février dernier, le gouvernement canadien annonçait que, d’ici la fin de 2017, le pays accueillerait 1200 réfugiés yézidis qui ont survécu aux exactions du groupe armé État islamique.

Il semble que cette promesse soit sur le point de se réaliser.

À la fin d’octobre, 807 étaient arrivés au Canada, et 1 383 dossiers étaient traitement, selon ce que le service responsable a déclaré au Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes à Ottawa, ce matin.

81 % des 807 personnes déjà au Canada sont des yézidis, une minorité religieuse irakienne particulièrement visée par les militants du groupe armé État islamique.

Unanimité en 2016

Les députés de la Chambre des communes avaient adopté à l’unanimité en 2016 une motion déclarant que les yézidis étaient victimes de génocide et que le pays s’engagerait à réinstaller des femmes et des filles yézidies.

Dans la foulée de cette motion, en février 2017, le Canada prenait l’engagement d’accueillir 1200 de ces personnes d’ici la fin de 2017.

Éradication systématique

Les membres du groupe armé État islamique s’étaient lancé dans un processus d’éradication systématique des yézédis depuis 2014.

Quelque 200 000 d’entre eux ont dû prendre la route dès le début des affrontements entre les membres de Daech (groupe armé État islamique), les forces armées irakiennes et les milices kurdes.

Les femmes, les filles et les jeunes garçons yézidis qui avaient le malheur d’être capturés étaient vendus comme esclaves, alors que les hommes devaient se convertir, sinon mourir.

Given the extensive trauma these individuals have survived, including torture, sexual violence, death of their family members in front of them, there are a tremendous amount of psychosocial supports that need to be put in place.

(Trad. : Étant donné les terribles traumatismes que ces personnes ont subis, dont la torture, la maltraitance sexuelle, l’assassinat de membres de leur famille sous leurs yeux, nous devons mettre en place une importante structure de soutien psychologique.)

Dawn Edlund, sous-ministre adjointe déléguée pour Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Quatre villes

Les nouveaux arrivants yézidis se sont surtout installés dans quatre villes lors de leur arrivée au Canada – Winnipeg, Calgary, Toronto et London –, car de petites communautés yézidies s’y trouvaient et pouvaient leur venir en aide à leur arrivée.

Une famille yézidie qui a fui la violence de son village de Sinjar en Irak, réfugiée dans une école au Kurdistan, le 5 août 2014 © AFP/Safin Hamed

Le grand défi : trouver des interprètes

Il reste un défi de taille, celui de trouver suffisamment d’interprètes – la langue principale dans ce cas est le kurmanji.

Le kurmandji étant une langue orale avant tout, la variabilité du vocabulaire est grande d’une région, voire d’une localité, à l’autre. Il n’existe aucun organisme ni institution qui prend en charge de façon reconnue la formalisation ou la systématisation du lexique.

RCI, PC

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Publié dans : Immigration et Réfugiés, Politique

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