Une fille construit un méchanisme électrique en classe

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Photo Credit: Gouvernement du Canada

Un sommet nord-américain tenu à Montréal fait la promotion des femmes en sciences

Près de 600 défenseurs de l’égalité des sexes dans les domaines des sciences, de l’innovation et du développement se sont donné rendez-vous au Gender Summit d’Amérique du Nord 2017 à Montréal. Du 6 au 8 novembre 2017, le Canada a accueilli ce sommet et ses participants pour la toute première fois. Sous le thème « Adopter le pluralisme et prospérer grâce à la diversité – façonner les sciences et l’innovation », les participants ont discuté des moyens de faire de l’égalité des sexes la norme dans les domaines de la recherche et de l’innovation et d’intégrer l’égalité des sexes comme une dimension fondamentale de la qualité.  

Rémi Quirion, Chief Scientist of Quebec« L’avancement et la promotion des femmes en sciences, celles qui œuvrent en sciences naturelles et en génie plus particulièrement, demeurent problématiques, tant au Québec qu’au Canada et ailleurs dans le monde. À taux de publications égal, le taux de citation des articles produits par des femmes demeure inférieur à celui des articles produits par des hommes. Durant le Gender Summit, nous allons aborder ces problèmes et tenter de leur trouver des solutions. »Rémi Quirion, Scientifique en chef du Québec

Ce sommet s’inscrit dans une série de conférences internationales axées sur l’action qui sont tenues partout dans le monde depuis 2011 sur l’égalité et l’inclusion des femmes dans les milieux scientifiques et technologiques. Tous les sommets de ce genre qui se tiennent à travers le monde s’articulent autour du thème « L’égalité des sexes pour la qualité en recherche et en innovation ».

Les organisateurs et hôtes du Gender Summit d’Amérique du Nord de 2017 ont été :

Y ont collaboré aussi de nombreuses autres organisations, dont Portia Ltd du Royaume-Uni, les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, le Centre de recherches pour le développement international, la National Science Foundation des États-Unis et le Centre national de la recherche scientifique de la France.

Les femmes en sciences, une priorité pour le Canada

Le Sommet tenu à Montréal cette semaine a pour but, entre autres, d’inspirer les jeunes femmes à faire leur entrée dans les domaines de sciences et de la technologie.

Au Canada, seulement 22 % des personnes qui travaillent dans le secteur des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques sont des femmes. Ces chiffres semblent inquiéter le gouvernement du Canada, car en 2017 Ottawa en a fait une priorité. Pour leur part, les ministères canadiens de l’Innovation et des Sciences en font la promotion.

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada s’est aussi engagé à accroître la représentation des femmes dans ces domaines, à faciliter la conciliation travail-famille et à favoriser le mentorat.

Pour plus d’information :


Programme de chaires pour les femmes en sciences et en génie

Le Programme de chaires pour les femmes en sciences et en génie (CFSG) a été lancé en 1996. Le but du programme consiste à accroître le niveau de participation des femmes en sciences et en génie et à proposer des modèles aux femmes qui œuvrent dans ces domaines et qui envisagent d’y faire carrière. Il s’agit d’un programme régional qui prévoit l’établissement d’une chaire dans les régions de l’Atlantique, du Québec, de l’Ontario, des Prairies et de la Colombie-Britannique et du Yukon.

La nomination d’une conseillère scientifique en chef

En septembre dernier, le gouvernement du Canada a nommé Dre Mona Nemer comme conseillère scientifique en chef du Canada. Dre Nemer était vice-rectrice à la recherche à l’Université d’Ottawa. Elle était également professeure à la Faculté de médecine et directrice du Laboratoire de génétique moléculaire et régénération cardiaque.

Résultats de recherche d'images pour « mona nemer »Les recherches de Mme Nemer portaient sur le cœur, particulièrement sur les mécanismes liés à l’insuffisance cardiaque et les maladies cardiaques congénitales.

Elle est l’auteure de plus de 200 articles largement cités qui ont été publiés dans des revues scientifiques prestigieuses. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de tests diagnostiques pour la détection de l’insuffisance cardiaque et des causes génétiques liées aux maladies cardiaques congénitales. Elle a formé plus d’une centaine d’étudiants de divers pays.

Mme Nemer a siégé au sein de nombreux comités consultatifs et conseils d’administration au Canada et à l’étranger, et elle s’est vu décerner de nombreuses distinctions nationales et internationales. Elle est membre de l’Ordre du Canada, de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada et de l’American Academy of Arts and Sciences. Elle est aussi chevalière de l’Ordre national du Québec et de l’ordre national du Mérite de la République française. En outre, elle est titulaire de doctorats honorifiques qui lui ont été décernés en France et en Finlande.

Mme Nemer a complété son doctorat en chimie à l’Université McGill. Avant son arrivée à l’Université d’Ottawa, elle a été professeure de pharmacologie à l’Université de Montréal et directrice de l’unité de génétique cardiaque à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

Radio Canada International avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et le Fonds de recherche du Québec - Santé.
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Publié dans : Science et technologie

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