Statistique Canada, recensement 2016, quelques données
Photo Credit: http://www12.statcan.gc.ca/

Statistique Canada, recensement 2016, quelques données

Statistique Canada a publié, mercredi, son sixième et dernier ensemble de données tirées du recensement de 2016.

Il y est question de scolarité, de travail, de la migration pendulaire – le déplacement maison-travail-maison – la langue de travail, la mobilité et la migration.

Quelques points saillants

Diplômes

Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Le Canada détient la plus grande proportion de titulaires d’un diplôme d’études collégiales ou d’un diplôme d’études universitaires par rapport aux autres pays de l’OCDE.

Au moins 54 % des Canadiens, de souche et immigrants reçus détenaient un diplôme collégial ou universitaire en 2016, alors qu’ils n’étaient que 48,3 % à en avoir un en 2006.

Femmes bachelières    

(LinkedIn)

En 2016, 40,7 % des femmes de 25 à 34 ans étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, comparativement à 32,8 % en 2006.

De plus, et pour la première fois, les femmes de 25-34 ans représentaient un peu plus de la moitié (50,6 %) des jeunes Canadiens titulaires d’un doctorat acquis, mais elles continuaient cependant à représenter moins de la moitié des jeunes titulaires d’un doctorat acquis dans des domaines comme l’architecture, le génie et les services connexes, les mathématiques, l’informatique, les sciences de l’information, les sciences physiques et de la vie, et les technologies.

Soulignons également que les femmes formaient la moitié des omnipraticiens et des médecins spécialistes au Canada en 2016, en hausse par rapport à 34% en 1996.

Immigrants

(RCI/Embauche Immigrants Ottawa)

Quatre immigrants de 25 à 64 ans sur 10 étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, comparativement à un peu moins de 25 % de la population du même groupe d’âge née au Canada.

Et, parmi les immigrants récents, ce sont les femmes qui étaient plus susceptibles que les hommes d’être titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur en 2016.

Métro-boulot-dodo, la migration pendulaire

(Darryl Dyck/Canadian Press)

Plus de Canadiens que jamais se déplacent pour aller au travail. Depuis 1996, le nombre de travailleurs ayant à se déplacer à leur lieu de travail a augmenté de 3,7 millions pour atteindre 15,9 millions en 2016, ce qui représente une croissance de 30,3 %.

Parmi eux, les utilisateurs du transport en commun ont augmenté de 59,5 %, tandis que le nombre de ceux qui utilisent un véhicule s’est accru de 28,3 %.

Ceux et celles qui s’adonnent à cette migration pendulaire, les navetteurs, ont consacré en moyenne 26,2 minutes à leurs déplacements entre le domicile et le lieu de travail, ce qui représente une augmentation de 0,8 minute par rapport à 2011 (25,4 minutes).

Plus précisément, les automobilistes mettaient en moyenne 24,1 minutes à se rendre au travail, et les usagers du transport en commun, 44,8 minutes.

Cela dit, s’il fallait se concentrer sur les grandes villes et sur la migration pendulaire dans l’axe banlieue-centre-ville, ces 24 à 48 minutes seraient de bonnes nouvelles. Dans bien des cas, en tenant compte aussi des conditions météorologiques et des aléas de la circulation, il faut compter au-delà d’une heure le matin et autant en fin d’après-midi.

Mais ça, c’est une autre histoire.

De plus, en raison d’une baisse de 30 % du nombre d’exploitations agricoles depuis 1996, la proportion de Canadiens travaillant à domicile a diminué de 8,2 % en 1996 à 7,4 % en 2016.

Lorsque les professions en agriculture étaient exclues du calcul, les proportions de Canadiens travaillant à domicile en 1996 et en 2016 étaient pratiquement identiques, se situant à un peu plus de 6 %.

Les Autochtones et les diplômes

(Radio-Canada)

En 2016, 10,9 % de l’ensemble des Autochtones de 25 à 64 ans étaient titulaires d’un baccalauréat ou d’un grade supérieur, comparativement à 7,7 % en 2006.

Le pourcentage d’Autochtones qui ont obtenu un diplôme d’études collégiales a aussi augmenté, passant de 18,7 % à 23 % pendant la même période.

Vie nordique, Ouest canadien

canadacitizen.blogspot.ca

Le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont connu les taux d’emploi les plus élevés en 2016, soit de 68,5 % et de 66,2 % respectivement.

Ces territoires sont suivis des provinces des Prairies, soit l’Alberta à 65,4 %, la Saskatchewan à 63,5 % et le Manitoba à 61,7 %.

RCI, PC, Statistiques Canada

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Publié dans : Éducation, Société

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