La ville de Jérusalem Photo : Getty Images/AFP/Thomas Coex

La ville de Jérusalem Photo : Getty Images/AFP/Thomas Coex

Pas d’ambassade canadienne à Jérusalem… pour le moment

Alors que l’organisation B’nai Brith Canada demande au gouvernement Trudeau d’imiter l’administration de Donald Trump et de faire des plans pour déplacer l’ambassade canadienne de Tel-Aviv à Jérusalem, Ottawa a apparu mercredi désapprouver un peu timidement la décision américaine.

 225/5000 Le président américain Donald Trump annonce que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme la capitale d'Israël et y emménageront leur ambassade, lors d'une allocution de la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 6 décembre 2017.
225/5000 Le président américain Donald Trump annonce que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme la capitale d’Israël et y emménageront leur ambassade, lors d’une allocution de la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 6 décembre 2017. © Kevin Lamarque

Le gouvernement Trudeau se limite essentiellement à dire qu’il n’a pas l’intention pour sa part de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël en y déménageant sa propre ambassade.

« Notre position à nous est claire, c’est qu’on n’a aucune intention de déménager la nôtre », a dit la ministre canadienne du Développement international, Marie-Claude Bibeau.

Le secrétaire parlementaire responsable du dossier des relations canado-américaines, Andrew Leslie, a abondé dans le même sens en parlant d’une « décision unilatérale du président des États-Unis », mercredi matin.

Mais la critique ne va pas beaucoup plus loin et elle s’enroulait même de timidité au fur et à mesure que progressait la journée.

Quand le Canada se met à souffler le chaud et le froid

 Chrystia Freeland a dénoncé timidement dans un communiqué de presse l'annonce de Donald Trump.
Chrystia Freeland a dénoncé timidement dans un communiqué de presse l’annonce de Donald Trump. © (Virginia Mayo / Associated Press)

Ottawa tente d’éviter de froisser Israël à en juger la déclaration pleine de nuances de la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

« Le Canada est l’allié indéfectible de l’État d’Israël, a lancé la ministre. Puis elle appelle l’ensemble des protagonistes au « calme » et rappel que le Canada fera son possible pour « soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution ».

« Reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël fera avancer le processus de paix […], a-t-elle poursuivi. La vraie paix est seulement possible quand tous les côtés reconnaissent le lien indélébile entre le peuple juif et leur ville la plus sainte. »

Le premier ministre Justin Trudeau, depuis la Chine où il est en voyage, a conclu le débat : « Elle va rester à Tel-Aviv », a-t-il dit. Mais dans sa bouche pas de condamnation ni même de réprimandes à Donald Trump. « Le Canada a une politique, depuis très longtemps, de pousser pour une solution à deux États, d’encourager les négociations directes entre tous les pays, toutes les parties concernées, particulièrement le peuple juif et palestinien », a-t-il ajouté.

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Aide-mémoire…
Réactions d’autres pays du G-7
– Le président français Emmanuel Macron a qualifié de « regrettable » la décision du président américain et il a appelé à « éviter à tout prix les violences ».
– Le gouvernement allemand abonde dans le même sens que le Royaume-Uni. Berlin « ne soutient pas cette position, car le statut de Jérusalem ne peut être négocié que dans le cadre d’une solution de deux États », a déclaré la chancelière Angela Merkel, citée dans un tweet de son porte-parole Steffen Seibert.
– Le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, qui n’est « d’aucune aide » pour le processus de paix avec les Palestiniens, a dit mercredi la première ministre britannique Theresa May.

La vieille ville de Jérusalem, où l’on trouve la majorité des lieux saints de la ville. Photo : Reuters/Ammar Awad
La vieille ville de Jérusalem, où l’on trouve la majorité des lieux saints de la ville. Photo : Reuters/Ammar Awad

RCI avec La Presse canadienne, Radio-Canada et la contribution de Céline Galipeau, Christian Latreille et Catherine Lachaussée de Radio-Canada

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Publié dans : International, Politique

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