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Disparitions forcées des migrants : un phénomène qui ne cesse d’augmenter

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Dans son rapport pour 2016-2017, le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires a porté 1 094 nouveaux cas de disparition à l’attention de 36 États du monde. Le Groupe est gravement préoccupé par cet état de choses partout sur la planète puisque bien que la disparition forcée n’est pas un phénomène nouveau, ces dernières années n’ont malheureusement pas été témoins d’améliorations, surtout en ce qui concerne les migrants.   

La disparition forcée est définie comme l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par un État – police, armée, services de renseignements, agents corrompus – ou par des personnes qui agissent avec l’autorisation et l’appui de l’État.

Le récent rapport du Groupe de travail présenté au Conseil des droits de la personne, à Genève, en septembre, puis à l’Assemblée générale des Nations Unies de New York, en octobre, s‘est attardé particulièrement à l’Importante augmentation des disparitions des personnes en situation de migration au cours des dernières annéesRadio Canada International s’est entretenu avec Bernard Duhaime, président-rapporteur du Groupe de travail depuis septembre 2017 et professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM. Il nous parle de ce phénomène difficile à documenter et il explique dans cet extrait pourquoi c’est urgent que la communauté internationale agisse. Écoutez :

Le document produit par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires est le résultat d’un processus de deux ans d’investigations de la part des membres de cette instance internationale. Bernard Duhaime est fier de voir que ces années de travail ont servi à donner de la visibilité à un phénomène touchant tant des personnes dans le monde. Il constate que d’autres initiatives onusiennes commencent à s’intéresser au sort des gens en situation de disparition forcée et à leurs familles.

Le président-rapporteur voit les résultats du travail de recherche et des visites effectuées dans les pays et régions les plus touchés et il croit qu’ils pourraient générer de changements concrets.

Biographie de Bernard Duhaime

Professeur de droit international à la Faculté de Sciences politiques et de Droit de l’Université du Québec à Montréal (UQAM, à Montréal au Canada). Il a fondé puis dirigé la Clinique Internationale de Défense des Droits Humains de l’UQAM et contribue à la promotion et la défense des droits humains depuis 1996, ayant travaillé ou collaboré avec diverses agences internationales et nationales de défense des droits de la personne, entre autres à titre d’avocat spécialiste de la Commission interaméricaine des Droits de l’Homme de l’Organisation des États Américains. Il a conseillé plusieurs organisations de défense des droits de la personne et des peuples autochtones, des avocats et défenseurs des droits humains, des organisations internationales et des États. Il a également représenté ou assisté de nombreuses victimes et défenseurs des droits de la personne devant les systèmes interaméricain et européen de protection des droits humains, ainsi que les agences et mécanismes spécialisés de l’ONU. M. Duhaime a étudié à l’Université McGill au Canada et à l’Université Notre Dame aux États Unis. Il est membre du Barreau du Québec au Canada.

Pour écouter l’entièreté de l’entrevue de Bernard Duhaime avec la journaliste Paloma Martinez de RCI, cliquez ci-bas :

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