L’Université de Saint-Boniface est la plus ancienne institution d’enseignement postsecondaire de l’Ouest canadien et est l’université de langue française au Manitoba.
Photo Credit: Facebook

L’Université de Saint-Boniface : 200 ans d’éducation en français au Manitoba

Share

L’Université de Saint-Boniface, à ne pas confondre avec l’Université du Manitoba, est la plus ancienne institution d’enseignement postsecondaire de l’Ouest canadien et est l’université de langue française au Manitoba.

Les fêtes du 200e se sont amorcées le jeudi 11 janvier et se poursuivront jusqu’au 31 décembre.

Louis St-Cyr,  (LinkedIn)

« C’est impressionnant qu’on ait cet historique qui remonte à très loin. »

Louis St-Cyr, directeur, Bureau de développement et des communications, Université de Saint-Boniface

Un peu d’histoire

Joseph-Norbert Provencher,
fondateur du Collège

Premier établissement d’enseignement de l’Ouest canadien, l’Université de Saint-Boniface est née de la ténacité et de la vision de l’abbé Norbert Provencher (1787-1853) lors de son arrivée au Manitoba en 1818. À ses débuts, ce n’était qu’une simple résidence où le latin était enseigné aux garçons de la colonie française de la Rivière-Rouge.

Mgr Taché et le collège

En 1855, un autre visionnaire, Mgr Alexandre-Antonin Taché (1823-1894) fait construire le Collège de Saint-Boniface, un édifice de deux étages.

Le premier bâtiment permanent, construit en 1855

Le Manitoba fait son entrée dans la Confédération canadienne

Jusqu’alors partie des terres de la Compagnie de la Baie d’Hudson, le Manitoba – d’un nom en langue crie qui signifie « passage du Grand Esprit » – obtient le statut de province le 15 juillet 1870.

En 1877, avec le St. John’s College (anglican) et le Manitoba College (presbytérien), il participe à la fondation de l’Université du Manitoba.

Le Collège sert la clientèle catholique francophone et anglophone. Le Manitoba connaît en même temps une immigration francophone importante, en provenance du Québec, mais aussi de la France, de la Suisse et de la Belgique.

En 1880, l’augmentation générale des inscriptions mène à la construction d’un bâtiment plus spacieux, à l’emplacement actuel du parc Provencher.

Le Collège accueille alors 300 élèves par année.

Le Petit Séminaire vers 1912, une des étapes menant vers l’actuelle Université de Saint-Boniface. Photo : Société istorique de Saint-Boniface

La grande noirceur de 1890, la loi Thornton de 1916

En 1890, le français perd son statut de langue officielle du Manitoba et, en 1916, la loi Thornton (Thornton Act) interdit de façon définitive l’enseignement du français dans les écoles publiques de la province. Une loi semblable est votée en Ontario, à l’est, soit le Règlement XVII.

Établissement privé, le Collège maintient ses activités et invite même les écoles publiques à braver l’interdiction du gouvernement.

L’enseignement du français se poursuit à l’insu des autorités.

Le grand incendie de 1922

1922 est une année sombre pour le collège. Un violent incendie fait 10 victimes et détruit complètement l’édifice tout comme tous les registres et les 40 000 volumes de sa bibliothèque.

L’archevêque de Saint Boniface, Mgr Arthur Béliveau, offre alors aux sinistrés le Petit Séminaire, situé avenue de la Cathédrale, soit l’emplacement actuel de l’établissement.

Les années 60

Les années soixante sont marquées par trois changements importants : l’arrivée des femmes dans les salles de classe (1959), les débuts de la formation continue (dont des cours de français oral et langue seconde) et la laïcisation de l’établissement (1969).

En 1975, le Collège commence à offrir de la formation technique et professionnelle, ce qui mènera à la création de l’École technique et professionnelle en 1989.

En 1983, l’éducation de niveau secondaire est transférée au Collège Louis-Riel et le Collège affirme sa nouvelle vocation : l’enseignement supérieur.

La programmation à l’Université est variée. Elle est en mesure d’offrir des programmes universitaires de premier et de deuxième cycle. Grâce à son affiliation à l’Université du Manitoba, il est possible pour les étudiants de l’USB, une fois qu’ils ont atteint le niveau acceptable en anglais, de suivre des cours à l’Université du Manitoba tout en poursuivant leurs cours à l’USB.

L’Université chapeaute aussi l’École technique et professionnelle qui offre 12 programmes, dont la plupart sont de deux ans.

Plus :

Étudiants étrangers à l’Université de Saint-Boniface : un nombre qui se maintient (Radio-Canada)

Étudier au Canada en 2018 à l’Université de Saint-Boniface (boursedetude.org)

L’Université de Saint-Boniface au Manitoba étudiera les migrations francophones en Amérique (Radio Canada International)

Dossier de nos collègues au Manitoba (Radio-Canada)

RCI, RC, Université de Saint-Boniface, L’autre 150e, Encyclopédie canadienne

Share
Mots-clés : , , ,
Publié dans : Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*