Une majorité de Canadiens sous-estime les problèmes des LGBT dans le monde

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Les résultats d’un sondage montrent que plus de la moitié des Canadiens et Québécois (59 %) sous-estime le nombre d’États qui criminalisent l’homosexualité. Cela déteint sur le thème et la signature visuelle de la campagne annuelle de la Fondation Émergence visant à rappeler au grand public qu’encore 72 États du monde criminalisent l’homosexualité. Elle est présentée dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie (17 mai).

La thématique « Afficher ses couleurs peut encore être un crime » choisie pour l’édition 2018 de la Journée s’est déclinée sur des affiches montrant trois jeunes, maintenant réfugiés au Canada, issus de pays où divulguer son homosexualité ou sa transidentité peut encore être considéré comme un crime.

© Fondation Émergence

Parmi les autres résultats saillants du sondage web réalisé par la firme LégerWeb auprès de 1546 Canadiens choisis de manière aléatoire du 6 au 9 avril 2018, on peut aussi constater que :

  • près du quart des répondants pensent que le nombre de pays où l’homophobie est un crime est inférieur à 25;
  • 61 % des Québécois et 51 % des Canadiens pensent que les gouvernements fédéral et provinciaux doivent avoir une approche plus proactive quant à la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans le monde;
  • plus de la moitié de ces derniers considère qu’établir des campagnes de sensibilisation et d’éducation constitue la mesure la plus efficace pour lutter contre l’homophobie et la transphobie dans le monde;
  • 57 % des Canadiens passeraient leurs vacances dans un pays qui criminalise l’homosexualité;
  • pour 36 % de ces répondants, la criminalisation de l’homosexualité ne serait pas un facteur déterminant dans le choix de leur destination.

 La Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai représente la première journée contre l’homophobie dans le monde! Il s’agit d’une initiative de la Fondation Émergence qui a constaté au fil du temps, lors de son travail sur le terrain, qu’à l’instar d’autres formes de discrimination et d’intolérance telles que le racisme, le sexisme ou l’antisémitisme, l’homophobie et la transphobie occasionnent de dommages, parfois dévastateurs chez les personnes qui en sont victimes.

À cause de cela, peut-on lire sur le site de la Fondation, « des personnes éprouvent de grandes difficultés à accepter ou à vivre avec une orientation sexuelle ou une identité de genre différente de celle de la majorité. Le taux de suicide chez les jeunes gais est beaucoup plus élevé que chez leurs camarades hétérosexuels, un grand nombre de gais et de lesbiennes vivent toujours dans le secret et dans la peur du rejet, et les personnes trans vivent encore dans une situation marginale et sont encore plus en proie au suicide. » 

Autre fait intéressant : 11 % des répondants ont dit être homosexuel ou bisexuel et 3 % s’identifient comme trans, non binaire ou queer (fluide dans leur identité de genre).

Ces chiffres corroborent ceux que la Fondation Émergence avait obtenus les années précédentes et ceux obtenus par le sondage de la Fondation Jasmin Roy. Les résultats complets sont publiés sur homophobie.org.


« La condition des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans tend à s’améliorer dans le monde, mais il reste énormément de travail à accomplir pour garantir des droits fondamentaux à tous. Encore trop de violence physique et psychologique est perpétrée envers les personnes LGBT. Nous souhaitons que les Québécois et les Canadiens prennent conscience de l’importance de se solidariser avec elles et de les soutenir du mieux qu’ils peuvent. »Patrick Desmarais, président de la Fondation Émergence.

La date symbolique pour la communauté LGBT du 17 mai a été proposée par l’IDAHO (International Day Against Homophobia) pour la tenue annuelle d’une journée dédiée à la lutte contre l’homophobie. En effet, c’est le 17 mai 1990 que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d’un siècle d’homophobie médicale. Avant cela, la Fondation Émergence organisait cette journée en juin.

La Déclaration de Montréal, issue de la Conférence internationale sur les droits humains des LGBT tenue dans la métropole du 26 au 29 juillet 2006, inclut une recommandation pour la reconnaissance d’une journée internationale contre l’homophobie le 17 mai de chaque année.

Radio Canada International avec la Fondation Émergence.
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Publié dans : International, Société

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Un commentaire pour «Une majorité de Canadiens sous-estime les problèmes des LGBT dans le monde»
  1. Josh dit :

    Beaucoup de persoes lgbt souffrent en Afrique et ont besoin de soutien.