Le stress est 'une des causes des problème de santé mentale au travail selon une nouvelle étude.
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Stress, dépression… la santé mentale au travail prise au sérieux?

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La première cause des problèmes de santé mentale ou des maladies mentales des employés canadiens est le stress. La dépression et l’anxiété résulteraient de ce stress au travail. C’est l’une des principales conclusions d’une enquête sur la santé mentale dans les milieux de travail au Canada, réalisée par Morneau Shepell, une société de services et de technologie en ressources humaines et le quotidien The Globe and Mail de Toronto.

Environ 500 000 employés se trouvent dans l’impossibilité de travailler chaque semaine au Canada pour cause de maladie mentale, selon la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC). D’ailleurs, les problèmes de santé mentale au travail constituent l’une des préoccupations majeures des organisations au pays.

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Michèle Parent

L’enquête sur la santé mentale dans les milieux de travail au Canada tente de faire la lumière sur ce phénomène et surtout de comprendre l’incidence des problèmes de santé mentale sur le rendement au travail. Réalisée pendant huit mois en 2017, l’enquête de Morneau Shepell et du Globe and Mail a permis de recueillir un total de 1575 réponses.

Les conclusions de cette enquête sont consignées dans un livre blanc intitulé Comprendre la santé mentale, la maladie mentale et leur incidence en milieu de travail rédigé en collaboration avec la CSMC.

On y décrit notamment les stratégies d’adaptation utilisées par les employés et les mesures que les organisations peuvent prendre pour mieux soutenir leurs travailleurs. Michèle Parent, directrice des services-conseils en santé à Morneau Shepell nous en dit davantage.

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Influences mutuelles

L’enquête révèle aussi que 7 personnes sur 10 estiment que leur santé mentale a été affectée par leur travail, alors que près de 8 répondants sur 10 (78 %) considèrent que la principale raison de leur absence du travail était liée à la santé mentale. Dans le même temps, une majorité de personnes affirment que leurs problèmes de santé mentale ont un impact important sur leur carrière et leur rendement au travail.

Tout cela fait dire à Bill Howatt, le chef de la recherche et développement, productivité de la main-d’œuvre pour Morneau Shepell que « la santé mentale n’est pas binaire, il ne s’agit pas de la présence ou de l’absence de problèmes chez les gens. Elle s’inscrit dans un continuum et peut changer en fonction des difficultés auxquelles on fait face ».

Two studies have found a high percentage of Canadians are feeling financial stress,
La négligence des problèmes de santé mentale est préjudiciable aux organisations. © Damir Khabirov/Shutterstock)

M. Howatt conseille donc aux employeurs de tenir compte de la santé mentale de toute leur main-d’œuvre et d’élaborer « une stratégie visant tous les aspects des programmes de santé mentale, y compris des mesures préventives afin de garder les employés en bonne santé, une intervention précoce pour surmonter les difficultés, de même que des politiques de soutien pour assurer un retour au travail efficace ».

Nul n’est à l’abri

Aucun travailleur n’est vraiment à l’abri des problèmes de santé mentale. Il n’y a pas non plus de moment plus propice pour en être atteint. En revanche, s’il existe une stratégie efficace en matière de santé mentale, il est possible de prédire la facilité avec laquelle une organisation va en endiguer les répercussions en milieu de travail et soutenir les employés à risque.

M. Howatt se dit encouragé de constater que plus de milieux de travail canadiens tendent à inclure la santé mentale dans les discussions normales. Mais il reconnaît aussi beaucoup reste à faire puisque la plupart des organisations n’ont aucune politique en place. « Nous avons découvert que ce n’est pas par manque de volonté de leur part, mais parce qu’elles ne savent pas par où commencer. »

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Publié dans : Économie, Politique, Santé, Société

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