La Cécité des rivières ou onchocercose peut toucher des Canadiens en raison des migrations et des voyages
Photo Credit: Radio-Canada

Meilleure prise en charge de la cécité des rivières avec Stromectol approuvé par Santé Canada

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Stromectol est un nouveau médicament qui vient d’être approuvé par Santé Canada pour le traitement de deux maladies tropicales : la cécité des rivières encore appelée onchocercose et la strongyloïde intestinale.

RCI avec Merck Canada, l'OMS, le Comité consultatif canadien sur la strongyloïde disséminée  et You Tube

Des maladies potentiellement dévastatrices

La cécité des rivières et la strongyloïde sont deux maladies qui sévissent principalement dans les régions tropicales et subtropicales.

La strongyloïde intestinale peut également être contractée dans les pays où le climat est tempéré.

Ces deux maladies sont causées par une infection parasitaire et elles sont potentiellement dévastatrices.

L’onchocercose est causée par le parasite Onchocerca volvulus.

Cette maladie affecte principalement les yeux et la peau. Elle est transmise par la piqûre d’une petite mouche noire appelée simulie, qui se reproduit dans les cours d’eau agités.

vers filaires responsables de l’onchocercose. Crédit : OMS

Une fois dans le corps humain, le vers femelle adulte produit des milliers de larves (microfilaires) qui migrent dans la peau et les yeux.

La mort des microfilaires est très toxique pour la peau et les yeux, avec comme conséquences : de terribles démangeaisons cutanées et des manifestations oculaires variées (lésions. Après de multiples années d’exposition, ces lésions conduisent à la cécité irréversible et des lésions cutanées désagréables à voir, qui font en sorte que la peau de l’homme ressemble plus à la peau de léopard ou de lézard.

Dans certaines communautés d’Afrique de l’Ouest, environ 50% des hommes de plus de 40 ans sont devenus aveugles à cause de la maladie.  près de 90% des cas d’onchocercose surviennent en Afrique. La maladie est aussi retrouvée dans 6 pays d’Amérique latine et au Yemen dans la péninsule arabique, où l’on pense qu’elle a été apportée par la traite des esclaves.

Illustration de la peau de lézard. Crédit : OMS

Le parasite en cause dans la strongyloïdose intestinale est connu sous le nom scientifique de Strongyloïdes stercoralis.

La strongyloïdose intestinale se contracte par le contact direct avec le sol contaminé, notamment durant les tâches agricoles ou domestiques, ou lors d’activités récréatives.

Le taux de strongyloïdose atteint 60 % dans les pays tropicaux et subtropicaux dans lesquels le climat et la structure socio-économique favorisent la transmission.

L’infection par Strongyloides peut provoquer un spectre de maladie allant de l’éosinophilie asymptomatique aux symptômes gastro-intestinaux jusqu’à une auto-infection accélérée (ou « syndrome d’hyperinfection ») ou encore une maladie disséminée fulminante et fatale. L’immunosuppression telle que celle qui se produit dans le cadre d’une corticothérapie prolongée ou d’une hémopathie maligne, est un facteur de risque pour la strongyloïdose disséminée, entité dont la documentation existante révèle qu’elle est associée à un taux de mortalité supérieur à 85 % . Les mécanismes exacts pour le contrôle immunologique de cette infection ne sont pas clairs

Deux maladies reliées à l’immigration et au voyage

Stromectol (MC (Ivermectine) est approuvé par Santé Canada pour le traitement des deux maladies reliées à l’immigration et au voyage.

Merck, l’entreprise biopharmaceutique qui produit ce médicament, indique que de plus en plus de Canadiens sont exposés au risque d’être infectés par un parasite, en raison des taux mondiaux de migration et de voyage.

Parmi les Canadiens les plus exposés au risque de contracter une strongyloïde intestinale, il y a ceux qui voyagent vers les régions où le Strongyloïde stercoralis est endémique. Les migrants qui arrivent de ces zones-là sont aussi à risque. Les symptômes de cette maladie ne se manifestent qu’après plusieurs années, ce qui rend le diagnostic difficile.

Merck met en garde contre une possibilité d’augmentation de cas de strongyloïdoses intestinales au Canada, au regard de la tendance à la hausse de l’immigration et des voyages de pays tropicaux vers le Canada.

77 % des migrants et réfugiés déjà au pays pourraient être atteints d’une strongyloïdose intestinale.

« La strongyloïdose intestinale et l’onchocercose présentent des défis particuliers en matière de diagnostic et de traitement. Les patients peuvent être asymptomatiques ou présenter des symptômes généraux, comme des éruptions cutanées, de l’urticaire, des douleurs abdominales et une perte de poids non intentionnelle, ce qui fait en sorte que les cliniciens ne sont pas portés à soupçonner une infection parasitaire. Le diagnostic est davantage compliqué par le fait que les symptômes peuvent se manifester plusieurs années après l’exposition au parasite et parce que de nombreux cliniciens ne sont pas nécessairement familiers avec les tests diagnostiques pertinents ou n’y ont pas accès facilement, Toutefois, chez les patients dont l’infection persiste assez longtemps ou qui deviennent immunodéprimés, il est possible que des complications ayant une incidence sur la qualité de vie ou mettant la vie en danger surviennent. »a déclaré Michael Libman, directeur du Centre des maladies tropicales de l'Université McGill

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Publié dans : Santé, Société

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