Des travailleurs saisonniers

Des travailleurs saisonniers
Photo Credit: Radio-Canada

« Trou noir » ou devoir vivre sans prestations de chômage ni travail : la dure condition des travailleurs saisonniers

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La Confédération des syndicats nationaux (CSN) appelle le gouvernement fédéral à agir urgemment pour contrer la précarité qui mine le bien-être de milliers de travailleurs saisonniers au pays.

RCI avec des informations de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et des illustrations de Radio-Canada

Cri du cœur à Ottawa

Au foyer de la Chambre des communes, à Ottawa, la cause des travailleurs saisonniers a été portée à l’attention des parlementaires, par une coalition constituée de chômeurs, de membres de la CSN,d’ élus municipaux, d’employeurs de la péninsule acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent.

Voici l’essentiel de leur message : 

Dans plusieurs régions du Québec et du Canada, des populations entières vivent et travaillent en fonction d’une économie saisonnière qui laisse de nombreuses personnes en situation de chômage. Ce sont des familles entières qui devront vivre très bientôt avec la réalité du « trou noir« , c’est-à-dire se retrouver sans prestations de chômage ni travail avant la reprise de la prochaine saison. Les difficultés sont réelles. 

Le trou noir de l'assurance-emploi inquiète plusieurs travailleurs saisonniersLe trou noir de l’assurance-emploi inquiète de nombreux travailleurs saisonniers.   Photo : Jacky Poirier

La coalition présente à Ottawa, le 4 décembre, revendique en effet un statut de « régions protégées » auprès du ministre responsable du programme d’assurance-emploi, Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Fernand Thibodeau, du Comité d’action sur l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick, souligne la proposition mise de l’avant par la Coalition Québec-Nouveau-Brunswick :

En entrevue en studio.

Fernand Thibodeau, porte-parole du comité de l’assurance-emploi, en entrevue au Téléjournal Acadie. Photo archives : Radio-Canada

« Nous voulons que les régions qui vivent avec une économie saisonnière soient déclarées régions protégées et que les travailleurs de ces régions bénéficient de mesures d’exception avec un critère d’admissibilité fixé à 420 heures et une période de prestations suffisante pour éviter le trou noir, avec un plancher de 35 semaines, et un diviseur fixé à 12.

Écoutez 

Un pas dans la bonne direction pour le gouvernement fédéral appelé à faire plus

Le budget 2018 du gouvernement fédéral a prévu la somme de « 230 millions de dollars pour aider les travailleurs des industries saisonnières », en plus d’une panoplie d’autres mesures pour améliorer leur condition. Les saisonniers de 13 régions désignées au Canada pourront par exemple percevoir jusqu’à 5 semaines de prestations supplémentaires.

Pour les représentants syndicaux, c’est un pas dans la bonne direction, mais il faut déployer des efforts supplémentaires pour éviter aux saisonniers de sombrer dans la précarité avec l’arrivée de l’hiver qui sonne la fin des emplois un peu partout. Pourtant, les prestations actuelles ne leur permettent pas de tenir jusqu’à l’arrivée de la nouvelle saison d’emploi.

Les autres voix entendues à Ottawa le 4 décembre

Pour Marilène Gill, députée de Manicouagan, « le Bloc québécois a été de toutes les luttes avec les travailleurs saisonniers et nous lutterons jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause. Nous exigeons une solution permanente et cela passe nécessairement par une révision de la loi. Le concept de zones protégées fait partie de la solution. »

Pour Niki Ashton, députée néo-démocrate de Churchill-Keewatinook Aski, ainsi que Sylvie Boucher, députée conservatrice de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, « la condition précaire des saisonniers et de leurs familles, c’est l’affaire de tous. C’est un enjeu économique majeur pour nos régions, d’où l’urgence d’y apporter une solution porteuse et permanente. Nous soutenons cette proposition de régions protégées avec des critères visant le monde du travail saisonnier ».

Guillaume Tremblay et Nancy Legendre, respectivement président et présidente du Conseil central CSN Côte-Nord et du Conseil central CSN du Bas-Saint-Laurent, rappellent que « les deux tiers des saisonniers vivent dans l’Est du Canada parce que l’industrie saisonnière, pour l’essentiel, se trouve dans l’Est du Canada, et principalement dans un certain nombre de régions, comme la péninsule acadienne, la Côte-Nord, Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et d’autres ».

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Publié dans : Économie, Société

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