Le bleuet du Saguenay-Lac-Saint-Jean confronté à la compétition mondiale

On la surnomme la «perle bleue». Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, elle représente la deuxième production agricole en importance, après le lait. La culture du bleuet est devenue la plus importante culture fruitière au Canada, mais saura-t-elle faire face à l’offre et à la demande mondiale ?

L’arrivée massive de nouveaux joueurs à l’échelle internationale aura des effets à la baisse sur le prix du bleuet sauvage, mais également du bleuet en corymbe (le bleuet de culture).

Les producteurs de bleuets en corymbe craignent de devoir, dans les prochaines années, baisser le prix pour diminuer leur inventaire au détriment du bleuet sauvage, sans compter que le bleuet de culture a un avantage sur le bleuet sauvage : ce fruit se trouve en abondance, presque toute l’année, dans les épiceries.

 Une bonne dose d'anti-oxydants
Une bonne dose d’anti-oxydants

Si le bleuet sauvage a longtemps été classifié comme un produit de luxe, on le considère maintenant comme un produit de commodité. Une différence importante lorsqu’un fruit se transige sur presque toute la planète.

De plus, on produit maintenant à certains endroits dans le monde des bleuets cultivés dont le goût s’apparente au bleuet sauvage du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En 2012, la production mondiale de bleuet en corymbe a totalisé 1 milliard de livres comparativement à 300 millions de livres de bleuet sauvage. La production augmente d’au moins 100 millions de livres par année. On en produit aux États-Unis, en Argentine, au Chili, en Europe. On commence aussi à en cultiver au Mexique, au Brésil et, de plus en plus, en Chine.

Catégories : Économie
Mots-clés :

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

Pour des raisons indépendantes de notre volonté et, pour une période indéterminée, l'espace des commentaires est fermé. Cependant, nos réseaux sociaux restent ouverts à vos contributions.