Quand il est question du rapprochement entreprise-clients, plusieurs sociétés dans l’ensemble du spectre de l’activité économique d’aujourd’hui misent sur une forme de gestion appelée « hiérarchie minceur » où l’on diminue le nombre de cadres et en augmentant la marge de manœuvre décisionnelle des employés.
La hiérarchie minceur coupe les paliers hiérarchiques et pousse les responsabilités vers le bas. En fait, le plus bas possible. Les décisions sont prises par les équipes sur le plancher – à ne pas prendre exclusivement dans le sens usine ou magasin du terme – et non plus exclusivement par les gestionnaires. Ceux-ci deviennent des facilitateurs, des communicateurs, des motivateurs même. En faisant appel; au sens décisionnel de l’employé, on fait appel à son intelligence et on crée par le fait même un sentiment d’appartenance plus fort envers l’organisation.
Reste que cette forme de gestion ne peut pas être appliquée unilatéralement dans toutes les entreprises. Certains travailleurs préfèrent être associés aux résultats alors que pour d’autres, c’est une forme de pression indue. De plus la hiérarchie classique, protectrice de ses prérogatives, aura toujours du mal à accepter de lâcher du lest.
N’en rester pas moins que le concept de hiérarchie minceur trouve de plus en plus preneur dans les entreprises d’ici. Un hic en passant : lorsqu’on fait partie d’un processus du genre on ne peut pas rentrer au bureau en se disant que le patron est seul responsable des problèmes.

HEC Montréal © hec.ca
Alain Gosselin est professeur titulaire de gestion des ressources humaines à HEC Montréal. Il discute hiérarchie minceur au micro de Raymond DesmarteauÉcoutez








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