La forêt boréale
Photo Credit: Yvon Thériault

Manitoba : la forêt Pimachiowin Aki constitue-t-elle un site unique au monde?

C’est ce que pense le Canada qui compte toujours faire inscrire cette forêt boréale sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

D’une superficie de 33 400 km carrés, le territoire Pimachiowin Aki est couvert par une forêt boréale intacte à l’est du lac Winnipeg, à la frontière entre le Manitoba et l’Ontario. Le site englobe les terres ancestrales de cinq Premières Nations et deux grands parcs provinciaux.

Au cœur de cette région, on retrouve l’habitat du caribou des bois, une espèce en voie de disparition, ainsi qu’un réseau de lacs d’eau douce, de rivières sauvages et de zones humides foisonnantes de biodiversité.

« Pimachiowin Aki » signifie « la terre qui donne la vie » en langue ojibwée.

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La forêt boréale © PC/Jonathan Hayward

« La forêt boréale est un lieu de vie extrêmement diversifié, et d’une grande beauté.  C’est l’un des rares territoires encore vraiment sauvages au Canada et il pourrait le demeurer en devenant un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce serait un atout pour les Canadiens — et pour le monde entier. »  Peter Robinson, directeur général de la Fondation David Suzuki.

 La proposition d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO est fondée sur deux critères 

Un critère naturel

Le site proposé, situé au cœur du bouclier boréal, comble une lacune dans la liste des sites du patrimoine mondial. D’une valeur écologique exceptionnelle, ce vaste territoire intact couvert de forêts, de lacs et de zones humides résulte de processus géologiques uniques et représente un habitat crucial pour plusieurs espèces dont le caribou des bois, le pygargue à tête blanche et le carcajou.

Un critère culturel

La région offre aussi un exemple exceptionnel du mode de vie autochtone traditionnel reposant sur une relation étroite et durable avec la terre. Des documents archéologiques sur la région attestent de son occupation par les Anishinaabe remontant à 6 000 ans.

Un caribou des bois
Un caribou des bois

Une telle reconnaissance de la part de l’UNESCO contribuerait à promouvoir le tourisme et aiderait à protéger cette région d’un développement non souhaité, mais il reste très peu de temps aux deux gouvernements provinciaux et aux Premières nations Bloodvein River, Little Grand Rapids, Pauingassi, Pikangikum et Poplar River, pour soumettre la proposition d’inscription, le 1er février étant la date butoir.

Déjà, en juin 2013, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) avait réclamé davantage d’informations de la part des partenaires impliqués dans le projet, estimant qu’il manquait de preuves pour établir que cette forêt constituait un site unique.

La décision sans appel n’est pas attendue avant 2016.

« Le tiers de toutes les forêts boréales de la Terre sont au Canada, mais moins de 10 % de ce territoire est protégé contre le développement. Ce projet d’inscription au patrimoine mondial offre aux Manitobains une occasion unique de montrer au monde qu’ils reconnaissent la valeur de ce site vital, et qu’ils sont déterminés à le protéger au bénéfice des générations à venir. »   Gerald Butts, président de WWF Canada

Le premier site du Canada inscrit au patrimoine mondial a été le lieu historique national de L’Anse aux Meadows, à la pointe de la péninsule Great Northern de l’île de Terre-Neuve en 1978. Aujourd’hui, six sites canadiens y sont reconnus pour leur valeur culturelle, et neuf, pour leur valeur naturelle. Si son inscription est acceptée, Pimachiowin Aki sera le premier site canadien du patrimoine mondial reconnu à la fois pour ses valeurs naturelles et culturelles.

Catégories : Autochtones, Environnement, International, Société
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