Des scientifiques se mobilisent pour dénoncer les coupures en recherche scientifique au niveau fédéral

Des scientifiques se mobilisent pour dénoncer les coupures en recherche scientifique au niveau fédéral (septembre 2013)
Photo Credit: Bouchra Ouatik

Compressions budgétaires : les scientifiques s’inquiètent pour la santé des Canadiens

Share

La grande majorité des scientifiques, chercheurs et ingénieurs fédéraux affirment que les politiques et les compressions dans les domaines scientifiques affectent leur travail, mais mettent surtout en péril la santé des Canadiens et la qualité de l’environnement.

C’est ce qui ressort d’un vaste sondage de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada auprès des scientifiques travaillant pour les principaux ministères et organismes fédéraux.

Dans ce rapport intitulé La désintégration de la science publique au Canada, on découvre que 91 % d’entre eux pensent que les compressions budgétaires imposées dans la science fédérale, dont la plupart entreront en vigueur au cours des prochaines années, affaibliront la capacité du gouvernement à servir l’intérêt public.

Compressions envisagées en millions de dollars pour les trois prochaines années selon les Rapports sur les plans et priorités du gouvernement fédéral

null
© Gouvernement du Canada

De façon plus spécifique, près de 9 scientifiques sur 10 (86 %) du ministère des Pêches et des Océans pensent que les récentes modifications à la Loi sur les pêches vont nuire à la capacité du Canada de protéger le poisson et son habitat.

Des compressions « massives et impopulaires »

Près de 70 % des scientifiques d’Environnement Canada affirment que le pays régresse en matière de protection de l’environnement depuis cinq ans. De plus, 80 % des scientifiques du Conseil national de recherches du Canada estiment que la réputation du pays a décliné sur la scène internationale au cours de la même période dans le domaine de l’innovation et de la technologie.

Leur liberté de travail et de collaboration semble également brimée. Quelque 73 % des scientifiques craignent que les nouvelles politiques ministérielles sur la propriété intellectuelle, la permission de publier et la collaboration, compromettent leur capacité à collaborer à des projets internationaux.

Selon la présidente de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, Debi Daviau, les efforts du gouvernement Harper pour équilibrer le budget fédéral à temps pour les élections de 2015 « reposent sur des compressions massives et impopulaires dans la science publique qui mettent en danger la santé, la sécurité et l’environnement des Canadiens ».

D’ailleurs, un autre récent sondage, mené auprès des Canadiens par Environics, révélait que 73 % des répondants affirment que la santé publique, la sécurité et la protection de l’environnement devraient être les priorités du gouvernement.

Ce nouveau sondage auprès des scientifiques fédéraux a également été préparé par Environics Research :

  • 15 398 membres ont été contactés;
  • 4069 d’entre eux ont répondu au sondage (26 %);
  • les résultats du sondage ont une marge d’erreur de plus ou moins 1,6 %, 19 fois sur 20.

Selon un texte de Michel Rochon

Share
Catégories : Politique, Santé, Société
Mots-clés : , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*