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Les Québécois vivent-ils vraiment aux crochets des Canadiens?

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Une question brûlante pour les indépendantistes qui rêvent d’un Québec plus prospère.

Le débat électoral québécois qui pourrait conduire au pouvoir le 7 avril prochain un gouvernement majoritaire du Parti québécois relance la question sur la place publique. Ce parti promet de réaliser un jour l’indépendance politique du reste du Canada et une partie de ses arguments reposent sur le fait que les Québécois subventionnent par leurs taxes au gouvernement fédéral le train de vie des autres.

Cela fait près de quarante ans, depuis la montée du mouvement séparatiste québécois que les économistes et les politiciens débattent de la question.

Un combat politique qui prend la forme d’un débat de chiffres

L’examen des chiffres budgétaires et les analyses proposées varient beaucoup et parfois du tout au tout. Ceux qui veulent garder le Québec dans le Canada soulignent que la moitié des sommes redistribuées chaque année aux provinces les plus pauvres du pays grâce au système de péréquation (voir encadré) prend la route du Québec.

Des partisans d’un Québec indépendant affirment que tout cet argent (autour de 9 milliards de dollars cette année) appartient dans les faits déjà aux Québécois et que la redistribution de cette richesse par le gouvernement canadien est un écran de fumée dont le Québec pourrait facilement se passer.

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Aide-mémoire….
Qu’est-ce au juste que la péréquation canadienne?

  • La péréquation est un programme fédéral qui vise à permettre à chaque province de disposer d’un niveau minimal pour financer des programmes de qualité comparable partout au pays. Elle a été mise en place pour permettre aux provinces moins riches d’offrir ce niveau de services sans être obligé d’imposer à leurs citoyens un fardeau fiscal plus élevé que la moyenne canadienne.
Selon le ministre canadien des Infrasrtuctures, Denis Lebel, l’appauvrissement du Québec et sa dépendance grandissante envers Ottawa sont très préoccupants.
Selon le ministre canadien des Infrasrtuctures, Denis Lebel, l’appauvrissement du Québec et sa dépendance grandissante envers Ottawa sont très préoccupants. © PC/Graham Hughes

Le débat sur la péréquation Québec-Canada vient de prendre une nouvelle dimension

En janvier dernier, alors que des rumeurs d’élections au Québec flottaient dans l’air, le ministre canadien des Infrastructures, Denis Lebel, a actualisé le débat des chiffres et piqué au vif le ministre québécois des Relations internationales, Jean-François Lisée. (Écoutez la déclaration de Jean-François Lisé)

Se disant inquiet de « l’appauvrissement du Québec », de sa dépendance financière grandissante envers Ottawa le ministre Lebel révélait que la province du Québec allait recevoir 9,3 milliards $ en péréquation, un record.

C’est près de 14 % de tout ce que dépense en argent le gouvernement du Québec!

Traditionnellement, dans les années passées le Québec reçoit autour des 10 % de ses revenus du gouvernement canadien…

Le Québec ne dépend pas de la péréquation pour financer ses programmes sociaux, soutient le chercheur Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques.
Le Québec ne dépend pas de la péréquation pour financer ses programmes sociaux, soutient le chercheur Francis Fortier de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques. © Radio-Canada

Entre 10 et 14 %! Ou, ne serait-ce pas plutôt entre 3 à 6 %?

L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques du Québec (IRIS) qui se déclare un organisme politiquement indépendant a livré mercredi une étude pour tenter de déboulonner le mythe voulant que le Québec dépende de la péréquation pour s’offrir d’importants programmes sociaux.

L’auteur de l’étude de l’IRIS, Francis Fortier, évalue entre 3 à 6,4 %, le montant de la péréquation supplémentaire reçue par le Québec pour ces programmes, tout le reste étant assumé déjà par les contribuables québécois.

Au centre du débat se cache la question : est-ce qu’un Québec indépendant serait plus ou moins riche qu’il ne l’est actuellement? Cette question touche un nerf sensible pour les électeurs québécois, qui peut importe leur couleur politique, affirment dans les sondages que les soins de santé et l’économie sont les enjeux immédiats les plus importants de cette campagne

En chiffres

  • Le Québec a reçu, avec ses 7,8 milliards de péréquations pour l’année 2013-2014, presque la moitié (49 %) des quelque 16 milliards versés par le programme canadien de soutien financier aux provinces les plus pauvres.
  • Mais si vous examinez cette statistique sous la loupe du « per capitat », le Québec n’arrive plus qu’à l’avant-dernier rang des six provinces canadiennes qui reçoivent le plus d’aide de l’ensemble des contribuables canadiens.
  • Le Québec reçoit du Canada 961 $ pour chacun de ses habitants, mais l’Île-du-Prince-Édouard elle reçoit 2343 $, ou le Manitoba 1418 $.

Liens externes

Le ministre Lebel redoute l’appauvrissement du Québec – LaPresse

Péréquation: Lisée demande à Lebel d’arrêter de faire la leçon au Québec – Huffington Post

Péréquation fédérale au Canada — Wikipédia

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Catégories : Économie, Politique, Société
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