Homme à la recherche d'un emploi

Homme à la recherche d'un emploi
Photo Credit: Radio-Canada / CBC

Une entreprise d’Ottawa devra payer une amende pour avoir discriminé un candidat

Le Tribunal de droits humains de la province de l’Ontario a statué que la compagnie Ottawa Valley Cleaning and Restoration a agi de façon discriminatoire envers un demandeur d’emploi d’origine étrangère en lui donnant comme explication du refus de sa candidature, que la compagnie n’embauche que des hommes de race blanche.

L’entreprise devra payer 8000$ plus les intérêts à l’homme qui s’est vu refuser un emploi en juin 2013 –

Le tribunal a ordonné à la compagnie de nettoyage de payer ce montant à Malek Bouraoui pour des «violations multiples» de ses droits en vertu de la Charte des droits et libertés du Canada.

 «Je suis convaincue que le demandeur a été profondément blessé, choqué et humilié par les propos du répondant qui lui a refusé un emploi basé sur un certain nombre de motifs discriminatoires interdits par les lois canadiennes., a déclaré Geneviève Debané, du Tribunal de droits humains d’Ontario.

Après avoir présenté sa candidature pour un emploi chez la Ottawa Valley Cleaning and Restoration, Bouraoui a dit avoir reçu un appel d’un homme appelé Jesse, qui a demandé à savoir son pays d’originaire ainsi que s’il était blanc ou noir.

Bouraoui, qui est noir, a témoigné avoir dit à l’homme au téléphone qu’il n’était pas né au Canada. Cependant, M Bouraoui dit avoir été trop choqué pour répondre à l’autre question à propos de sa race.

Un peu plus tard, Bouraoui dit avoir reçu un message texte de Jesse, lui disant  « essaie d’apprendre l’anglais, tu vas avoir plus de chance car je n’embauche pas d’étrangers, je fais en sorte que les hommes blancs gardent le travail. »

Après Bouraoui a envoyé un texto en retour en argumentant que les commentaires étaient discriminatoires et qu’il allait déposer une plainte. Il a reçu un texto de Jesse disant ce qui suit :

« Je n’ai rien dit de raciste. Tout ce que j’ai dit c’est que je n’embauche pas des étrangers et que j’engage des blancs, donc arrête de m’écrire des messages , prend-le comme tu veux. Si tu me textes à nouveau, j’argumenterai avoir été harcelé par toi. Il n’y a aucune loi qui concerne ce que j’ai dit, cela s’appelle de la liberté d’expression au Canada. Peut-être si tu étais un bon Canadien tu le saurais. Arrête de me faire perdre mon temps, je dois diriger une entreprise. Occupe-toi de tes affaires. »

Un autre texto dit à Bouraoui  « Dépose une plainte, elle sera probablement reçue par un homme blanc qui va probablement se moquer de toi et te dira de t’en aller. »

Aucun représentant de la compagnie Ottawa Valley Cleaning and Restoration n’était pas immédiatement disponible pour commenter. L’appel a été répondu par la messagerie vocale d’un homme se présentant comme Jesse Simpson.

Geneviève Debané, du Tribunal de droits humains de l’Ontario, qui s’est prononcé sur le cas, a établi qu’effectivement les textes et les appels téléphoniques ont été envoyés par Jesse, soit un employé ou agent de la compagnie, qui est responsable de ses actes, dit-elle.

Debané a également accepté le témoignage de Bouraoui comme étant un récit véridique des événements. La compagnie n’a pas donné de réponse.

Toutefois, le tribunal a déclaré que Bouraoui dit avoir reçu un appel de la part de  Jesse qui était « très en colère » après avoir été informé de la plainte. Jesse aurait dit à Bouraoui que si la plainte n’a pas été retirée, il embaucherait un avocat et lui demanderait le remboursement des frais. Le tribunal a déclaré qu’il n’acceptait pas cela comme une menace de représailles, mais a demandé à la compagnie de expliquer clairement sa position.

Au Canada, demander la race et le lieu d’origine d’une personne dans le contexte d’une demande d’emploi est interdit en vertu de la Charte de droits et libertés du pays.

Catégories : Économie, Immigration et Réfugiés, Société
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