La rue Crescent, à Montréal, durant le Grand Prix du Canada.

La rue Crescent, à Montréal, durant le Grand Prix du Canada.
Photo Credit: PC / Peter Mccabe

Le Grand prix de F1 de Montréal: une grand-messe pour touristes sexuels?

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Le cirque de la Formule 1 débarque à Montréal en fin de semaine. Inutile de dire que pour les amateurs de Formule 1 d’Amérique du nord, le Grand prix du Canada est un moment unique dans l’année. Ils peuvent côtoyer les artisans de ce sport, participer aux activités festives organisées à cet effet, etc.

Moment unique aussi pour certains commerçants du centre-ville de la métropole québécoise qui, pendant cette fin de semaine magique, engrangent des bénéfices plus importants que ceux accumulés pendant des mois. Moment unique également pour celles et ceux qui profitent de l’événement soit pour offrir des services sexuels, soit pour en bénéficier.

Il faut en effet se le rappeler: même si la F1 est une religion pour bien des gens, ses milliers d’adeptes ne se contentent pas de se prosterner devant leurs idoles ou de méditer sur les exploits des Lewis Hamilton, Sebastian Vettel et autres Fernando Alonso. Non. Certains, déplorent les organismes hostiles à l’industrie du sexe, profitent de l’événement pour s’adonner à des activités pas toujours catholiques, comme l’achat de services sexuels.

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Pour certains organismes critiques de l’industrie du sexe, le Grand prix de FI ne doit pas devenir un rendez-vous pour touristes sexuels © CLES

Non au tourisme sexuel

Telle est la conviction de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). En compagnie du Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES), du Mouvement contre le viol et l’inceste (MCVI) et du Collectif d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), la CLES a tenu une conférence de presse mercredi sous le thème: « Un trop Grand Prix pour les femmes. Non au tourisme sexuel ». Objectif de ces organismes : dénoncer l’exploitation sexuelle et le recrutement de filles et de femmes à des fins de prostitution durant le Grand Prix de Formule 1.

Ces groupes déplorent l’achat des produits sexuels sans pour autant jeter la pierre aux prostituées. Celles-ci n’étant à leurs yeux que des victimes tant des hommes qui s’offrent leurs services que des proxénètes qui profitent de leur vulnérabilité financière.

Mme Diane Matte, la porte-parole de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle explique

Écoutez

Les gouvernements doivent agir

Les organismes critiques de l’industrie du sexe invitent à l’action tous les paliers de gouvernement, en commençant par le maire de Montréal. Denis Coderre, en campagne électorale, s’était engagé à lutter contre l’exploitation sexuelle.

En décembre 2014, le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, annonçait le déblocage d’un fonds de 20 millions de dollars, afin d’aider des femmes à sortir de la prostitution. Certes ce montant a été jugé insuffisant par les travailleuses du sexe, les forces de l’ordre et des leaders autochtones, mais Ottawa affirme que ce n’est qu’une amorce d’une stratégie à plus long terme.

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Peter MacKay, ministre de Justice a annoncé le déblocage de 20 millions pour aider à la réinsertion sociale des prostituées © SRC

La stratégie du gouvernement conservateur de lutte contre la prostitution découle de  La Loi sur la protection des collectivités et des personnes victimes d’exploitation. Cette loi stipule notamment que l’achat de services sexuels et la communication faite dans le but de se livrer à la prostitution sont des actes criminels.

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Catégories : Économie, International, Santé, Société
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