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Billy McNeely poursuit les Services sociaux et de santé de Sahtu, la Santé publique territoriale de Stanton, quatre médecin et deux infirmières inconnues.
Photo Credit: CBC

Morceau de lame dans le dos pendant 3 ans : il porte plainte contre les médecins

Billy McNeely, un habitant des Territoires-du-Nord-Ouest intente une poursuite judiciaire contre des médecins de deux établissements hospitaliers qui n’auraient pas remarqué qu’une lame de poignard de 7 centimètres s’était logée dans son dos, trois ans plus tôt.

M. McNeely raconte qu’il s’est rendu au centre hospitalier de Fort Good Hope à la suite d’une bagarre survenue dans une fête privée en 2008. Le personnel médical aurait soigné sa blessure en lui mettant des points de suture. Toutefois, son dos a continué à le faire souffrir. Plus étrange, les détecteurs de métal se déclenchaient à son passage.

Selon la poursuite, M. McNeely est retourné au centre hospitalier avant de se rendre à un hôpital de Yellowknife, mais les médecins n’auraient rien trouvé d’anormal. En 2013, une douleur perçante l’a réveillé une nuit. Les médecins ont plus tard retiré de son dos une lame mesurant 7 centimètres de long.

Billy McNeely réclame plus de 110.000 $ en dommages et intérêts pour perte de revenus et de qualité de vie.

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Le morceau de poignard qui était logé dans le dos de MCNeely pendant trois ans © CBC

Les médecins se défendent

L’homme poursuit les Services sociaux et de santé de Sahtu, la Santé publique territoriale de Stanton, quatre médecins et deux infirmières inconnues. Aucune des accusations n’a été prouvée devant une cour de justice.

Le premier médecin impliqué dans l’affaire, le Dr Peter Boronowski, dit que dans la nuit où McNeely a été poignardé, il n’était même pas à Fort Good Hope. Il dit qu’il travaillait à l’hôpital d’Inuvik, une autre ville des Territoires du Nord-Ouest . Il a été appelé par une infirmière de Fort Good Hope à qui il a prodigué quelques conseils au téléphone.

Il  dit n’avoir jamais physiquement examiné McNeely. Il a conseillé des traitements à l’infirmière sur la base des informations qui lui avaient été communiquées.

Un autre médecin mis en cause, le Dr Charles MacNeil, fait valoir le même point.  Il dit qu’il a eu une conversation téléphonique avec une infirmière quelques jours après le coup de couteau pour obtenir des conseils. Il a également approuvé une ordonnance pour des antibiotiques oraux.

Les médecins affirment que McNeely a reçu des soins médicaux adéquats, égaux voire supérieurs à ceux qui sont requis dans des circonstances identiques.  Ils qualifient aussi la réclamation de McNeely de 110 000 $ en dommages et intérêts d’excessive et d’exagérée.

Les autorités de la santé n’ont pas encore déposé leur défense en cour et aucune date n’a été fixée pour une audience.

(Avec la Presse Canadienne et CBC)

Catégories : Santé, Société
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