Blanchi et soulagé « La vérité est enfin sortie, » affirmait à sa sortie de prison Neil Bantleman les larmes aux yeux

Blanchi et soulagé « La vérité est enfin sortie, » affirmait à sa sortie de prison Neil Bantleman les larmes aux yeux.
Photo Credit: Achmad Ibrahim/Associated Press

Accusé de pédophilie en Indonésie, un Canadien sort de prison blanchi

Share

La cour supérieure d’Indonésie vient d’annuler la condamnation d’un enseignant canadien pour pédophilie.

Neil Bantleman qui est originaire de la province de l’Ontario et son assistant indonésien Ferdinant Tjiong ont tous deux été libérés de prison où ils purgeaient une peine de dix ans pour avoir prétendument agressé sexuellement trois jeunes enfants dans une école renommée de Jakarta.

Après un procès controversé, les deux hommes avaient aussi écopé en avril dernier d’une amende de 7700 $ US (environ 10 070 $ CA).

L’École interculturelle de Jakarta où enseignaient les deux hommes est fréquentée par l’élite indonésienne, dont les enfants de diplomates et d’expatriés. L’établissement compte 2400 élèves âgés de trois à 18 ans venant de presque 60 pays.

À sa sortie de prison, M. Bantleman a lancé à ses partisans et aux journalistes: « merci à tous pour votre soutien ».

Neil Bantleman en compagnie de son épouse à sa sortie de prison, à Jakarta - AP/Achmad Ibrahim
Neil Bantleman en compagnie de son épouse à sa sortie de prison, à Jakarta – AP/Achmad Ibrahim © AFP/ROMEO GACAD

Ils avaient porté leur cause en appel

Les deux accusés ont toujours clamé leur innocence et critiqué la transparence et l’impartialité de leur procès où les avocats du gouvernement ont présenté des rapports médicaux de trois hôpitaux de Jakarta et Singapour où ne figurait pourtant aucune blessure ou anomalie majeure dans l’état des trois enfants au coeur de ce soi-disant cas de pédophilie.

L’avocat des deux hommes affirmait que les allégations de viol avaient été portées devant les tribunaux pour une question d’argent, essentiellement, ce qui avait été confirmé par le directeur et d’autres enseignants de l’école lors de leur témoignage.

La mère d’un des enfants poursuivait d’ailleurs l’école pour 125 millions $ et sa plainte avait été rejetée par le tribunal, lundi de cette semaine. Cette décision laissait croire que la condamnation des deux hommes allait donc être annulée.

Neil Bantleman, lors de l'annonce du verdict en Indonésie en avril 2015 Photo : Tatan Syuflana/AP
Neil Bantleman, lors de l’annonce du verdict en Indonésie en avril 2015 Photo : Tatan Syuflana/AP

Aide-mémoire…
Il y a exactement un an, en août 2014, Neil Bantleman demandait l’aide du premier ministre canadien.

  • « Je vous écris en tant que citoyen canadien détenu en ce moment dans une prison indonésienne », commençait par écrire Neil Bantleman dans sa lettre.
  • « J’ai été injustement accusé, avec mon collègue Ferdinant Tjiong, de crimes que je n’ai pas commis. Jusqu’à présent, l’enquête a été entachée par de l’incompétence et l’incapacité de respecter les règles de la loi ou de suivre un processus correct », ajoutait Neil Bantleman.
  • Il affirmait que lui et l’assistant à l’enseignement avaient été « forcés par les enquêteurs de la police de subir des procédures médicales poussées sans leur permission et sans la présence d’un représentant légal ou de l’ambassade ».
  • Il concluait : « J’ai peur que justice ne soit pas faite dans cette affaire sans une importante pression internationale. »

Sur le même thème…

Un tribunal indonésien annule la condamnation d’un Canadien pour pédophilie – Radio-Canada

Nouvel espoir pour un Ontarien condamné pour pédophilie – Radio-Canada 

Neil Bantleman freed after sex assault conviction overturned – CBC News 

Neil Bantleman released after Indonesian court overturns sex abuse conviction – Global News 

Share
Catégories : International
Mots-clés : , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*