Le Nevada, la Californie, le Michigan, le Dakota du Nord, le Tennessee et la Floride permettent également de tester des véhicules autonomes sur leurs routes. C'est aussi le cas à Singapour, au Japon, en Allemagne et en Suède, entre autres.

Le Nevada, la Californie, le Michigan, le Dakota du Nord, le Tennessee et la Floride permettent également de tester des véhicules autonomes sur leurs routes. C'est aussi le cas à Singapour, au Japon, en Allemagne et en Suède, entre autres.

L’auto sans conducteur s’élance au Canada pour la première fois

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Des entreprises comme Mercedes, Google, et Tesla auront bientôt un tout nouveau coin de la planète pour tester leurs véhicules autonomes. La province d’Ontario devient la première au pays à permettre l’essai de véhicules automatisés sur ses routes et ce dès cet hiver.

Les tests de véhicules autonomes sur les routes publiques pourront commencer à partir du 1er janvier prochain selon le ministre des Transports de cette province Steven Del Duca.

Cette décision va placer l’Ontario en avance donc sur presque toutes les autres régions en Amérique du Nord et la mettre en meilleure position pour saisir une large part des milliards de dollars que vont investir les constructeurs automobiles dans cette nouvelle génération de véhicules, des entreprises de pièces détachées aux grands constructeurs automobiles qui sont déjà au Canada largement concentrés dans la province de l’Ontario.

La province voisine du Québec serait-elle en train de rater ce virage lucratif de l’automobile sans conducteur?

Écoutez
La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne, et le ministre des Transport Steven Del Duca. « Pour l'Ontario, les avantages de faire partie de l'innovation des véhicules automatisés sont clairs », a déclaré Del Duca dans un discours à l'Université de Waterloo mardi matin. « Afin de concurrencer, l'Ontario a besoin d'être compatible avec l'approche en ce domaine adoptée par d'autres juridictions américaines. » (Samantha Craggs / CBC)
La première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne, et le ministre des Transport Steven Del Duca. « Pour l’Ontario, les avantages de faire partie de l’innovation des véhicules automatisés sont clairs », a déclaré Del Duca dans un discours à l’Université de Waterloo mardi matin. « Afin de concurrencer, l’Ontario a besoin d’être compatible avec l’approche en ce domaine adoptée par d’autres juridictions américaines. » (Samantha Craggs / CBC)

Sur une route près de chez vous en Ontario?

Il n’y aura pas de restrictions sur quelles routes et quelles autoroutes les véhicules pourront être testés. Un opérateur formé devra être derrière le volant en tout temps, comme mesure de protection et de garantie du point de vue des assurances en cas d’accident.

Le ministre ontarien des Transports, Steven Del Duca, révélait aussi mardi qu’il allait tenir une table ronde avec les compagnies d’assurance plus tard ce mois-ci pour discuter des implications que les véhicules autonomes pourraient avoir sur leur industrie.

Le projet pilote est conçu pour atteindre une durée de dix ans. Mais le ministre Del Duca soutient qu’il pourrait faire progresser le dossier de la conduite automobile automatique plus rapidement à travers les méandres bureaucratiques ou juridiques suivant les résultats du projet et bien sûr on le soupçonne le contexte international et les attitudes d’autres pays qui semblent s’ouvrir plus rapidement que prévu au concept d’auto sans conducteurs.

Ross McKenzie, directeur du Centre de recherche automobile de Waterloo en Ontario dit qu’il faudra probablement trois à cinq ans pour compléter les tests de conduite et la validation des technologies dans le contexte particulier des hivers canadiens.

« Rapid est un euphémisme » quand on décrit le rythme des changements qui s’opèrent au sein des sociétés technologiques et des constructeurs automobiles qui travaillent à développer non seulement les véhicules autonomes, mais les véhicules qui sont connectés à l’Internet, déclare Ross McKenzie,.

Ross Mckenzie - University of Waterloo Magazine
Ross Mckenzie – University of Waterloo Magazine

Les bouleversements annoncés par les autos qui se conduisent d’elles-mêmes

Le principal avantage de véhicules autonomes est la sécurité et une réduction dans les centaines de milliers de morts et des milliards de dollars de dégâts causés chaque année par les accidents de véhicules à travers le monde.

Selon le Conférence Board lorsque les 23 millions et quelques de voitures, autobus et camions auront tous été remplacés par des conducteurs « intelligents », cela va nous permettre d’économiser collectivement 65 milliards de dollars en raison d’une réduction des collisions, des embouteillages, des coûts de carburant et de perte de temps derrière le volant.

Les voitures autoconduites pourraient ainsi réduire, les collisions de plus de 90 % affirment, le Conference Board, économisant 37,4 milliards.

Dans son rapport publié il y a neuf mois l’agence de réflexion économique canadienne affirmait que cette conduite « intelligente » va aussi avoir des effets de grande portée sur de nombreux domaines de l’économie, allant d’une réduction de la demande de carburant à une nouvelle planification urbaine pour le marché du travail.

Les véhicules à conduite automatique pourraient réduire le besoin de posséder sa propre voiture économisant du coup 8 milliards de dollars par année en coûts reliés à la congestion, aux accélérations trop soudaines et à la nécessité de conduire à la recherche d’un stationnement.

Photo Credit: AP Photo/file / Eric Risberg

Photo Credit: AP Photo/file / Eric Risberg

Les voitures sans conducteurs s’en donnent à coeur joie à l’Université du Michigan

Avec la contribution de Claude Bernatchez de Radio-Canada

Sur le même thème…

Self-driving cars to be tested on Ontario roads – CBC

Ontario moves to permit testing of self-driving vehicles – Globe and Mail

A Pilot Project to Safely Test Autonomous Vehicles – OntarioCanada.com 

The Roadmap for Autonomous Vehicles in Ontario – Ogra.org

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Publié dans : Internet et technologies, Société

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