61 % des parents canadiens pensent à tort être en mesure d'identifier eux-mêmes un trouble de vision chez leurs enfants.

61 % des parents canadiens pensent à tort être en mesure d'identifier eux-mêmes un trouble de vision chez leurs enfants.

Mauvais oeil chez un petit Canadien sur quatre

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La donnée brute a de quoi heurter : un enfant sur quatre au Canada a des problèmes de la vue qui s’ils ne sont pas diagnostiqués à temps peuvent les conduire plus tard à la myopie.

Puisque 80 % du processus d’apprentissage d’un enfant passe par ses yeux, s’assurer que nos enfants pourront bien voir est à la base de ses chances de réussites dans la vie. 60 % des enfants ayant des difficultés d’apprentissage ont, en fait, un problème de vision non diagnostiqué ou non traité.

Octobre est le Mois de la santé visuelle des enfants et c’est donc ‘occasion pour les optométristes du Canada de rappeler aux parents l’importance de procéder chez leurs enfants à un examen annuel visuel effectué par un spécialiste, et ce pour tous les enfants même ceux qui semblent avoir la vision d’un aigle.

Un test oculovisuel et non un simple test visuel

De nombreux enfants participent aux tests scolaires de dépistage des problèmes de vision et la plupart des parents considèrent que ces tests sont adéquats, selon le Dr Mark Kepes, membre du Comité national d’information du public de l’Association canadienne des optométristes : « Mais, il est important de reconnaître les limites de cet examen scolaire et l’impossibilité de diagnostiquer avec précision plusieurs problèmes graves de la santé oculaire ou encore certains problèmes de vision susceptibles d’avoir un impact sur la capacité des enfants à réussir à l’école. »

Alors que les tests de dépistage en milieu scolaire vérifient la vision de loin, l’examen oculovisuel complet tient compte de tous les aspects du bon fonctionnement de l’œil de l’enfant, incluant la vision de près, la coordination des yeux et l’état général de sa santé oculaire. Moins de 14 % des enfants canadiens de moins de six ans ont subi un examen oculovisuel.

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 L'Association canadienne des optométristes recommande un premier examen entre l'âge de six et neuf mois, un deuxième entre deux et cinq ans et ensuite, annuellement afin d'assurer une vision optimale et son plein développement.
 L’Association canadienne des optométristes recommande un premier examen entre l’âge de six et neuf mois, un deuxième entre deux et cinq ans et ensuite, annuellement afin d’assurer une vision optimale et son plein développement. © PC/AP Photo/The Kansas City Star, Rich Sugg

Une pandémie de myopie dans le monde pire que l’épidémie canadienne

Si en Amérique du Nord on parle d’une épidémie de cas de myopie (un enfant sur quatre), en Europe et en Asie, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait référence à une pandémie.

L’OMS révélait le printemps dernier sa grande préoccupation par rapport à cette augmentation du nombre de cas de myopie, un mal qui se développe durant l’enfance ou l’adolescence et qui pourrait entraîner à l’âge adulte de nombreux cas de cécité.

En Europe et en Asie, l’OMS affirme que la pandémie pourrait avoir un lien avec l’utilisation de la technologie et des écrans.

Si la génétique peut-être en cause, une trop grande utilisation des écrans, petits et grands, et le peu de temps passé à jouer dehors sont les nouveaux facteurs de risques.

Des enfants du primaire devant des ordinateurs. Plus de 50 % des élèves canadiens de la 6e à la 12e année passe en moyenne plus de deux heures par jour devant un écran électronique.
Des enfants du primaire devant des ordinateurs. Plus de 50 % des élèves canadiens de la 6e à la 12e année passe en moyenne plus de deux heures par jour devant un écran électronique. © iStock

Avec la contribution de l’émission Les années-lumière de Radio-Canada.

Sur le même thème…

Le dépistage des troubles de la vue chez les enfants  – Société canadienne de pédiatrie 

Épidémie de myopie chez les enfants – Radio-Canada

La santé visuelle de l’enfant – Ordre des optométristes du Québec 

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Catégories : Internet et technologies, Santé
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