Une entente Québec - Manitoba qui vise à assurer la vitalité et la pérennité de la langue française conformément à son histoire et aux valeurs qu’elle véhicule dans un contexte de forte dominance de l'anglais

Une entente Québec - Manitoba qui vise à assurer la vitalité et la pérennité de la langue française conformément à son histoire et aux valeurs qu’elle véhicule dans un contexte de forte dominance de l'anglais
Photo Credit: Gouvernement du Manitoba

Canada : la vie éternelle, chacun en rêve, le français aussi!

Le Canada est un pays non seulement multiculturel, mais aussi multilingue. Un multilinguisme qui s’affirme à travers plus de 200 langues dont l’anglais et le français en sont les principales, considérées comme les deux langues officielles.

Selon Statistique Canada, dans ce pays majoritairement anglophone, près de 10 millions de personnes ont soutenu pouvoir s’exprimer en français en 2011 et le nombre de personnes ayant le français comme langue maternelle s’élevait à 7,3 millions.

Parallèlement, sur une population canadienne totale de plus de 35 000 000, 19,1 millions, soit 58 % de personnes ont déclaré avoir l’anglais comme langue maternelle et 24,8 millions l’ont présentée comme première langue, soit 75 % de la population.

Alors que la part de la langue maternelle anglaise reste inchangée au pays, l’on observe une légère baisse de la part de la langue maternelle française, y compris au Québec considéré comme le socle de la francophonie en Amérique du Nord.

Carte des personnes ayant le français comme première langue oficielle parlée, par provinces et territoires
Carte des personnes ayant le français comme première langue oficielle parlée, par provinces et territoires, Canada © FCFA

En effet entre 2006 et 2011, la proportion de la population ayant déclaré le français comme langue maternelle au Canada est passée de 22,1 % à 21, 7 % en grande partie à cause de l’immigration internationale de personnes ayant une langue maternelle autre que le français et l’anglais.

Bien que le nombre de personnes ayant déclaré le français comme langue maternelle dans les autres provinces du Canada soit en hausse, soit 1 067 000 en 2011 contre 1 013 000 en 2006, bien qu’il y ait une dualité linguistique au Canada avec près de 98 % de la population qui déclarent pouvoir soutenir une conversation en anglais ou en français, il existe dans le pays un certain repli identitaire chez les francophones.

Ce repli est essentiellement relié à la crainte de voir la langue française submergée par un flot de plus en plus important de locuteurs de la langue anglaise dans une Amérique du Nord essentiellement anglophone.

L’on peut ainsi comprendre différentes initiatives qui visent à assurer la vitalité et la pérennité de la langue française conformément à son histoire et aux valeurs qu’elle véhicule, à l’instar de la déclaration historique sur la francophonie canadienne que viennent de signer le premier ministre et ministre responsable des Affaires francophones du Manitoba, M. Greg Selinger et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec, M. Jean-Marc Fournier.

Le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger et le Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier ont signé une déclaration d'entente à la suite d' un accord de coopération portant sur la francophonie canadienne.
Le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger et le Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier ont signé une déclaration d’entente à la suite d’ un accord de coopération portant sur la francophonie canadienne. © Radio-Canada/Bertrand Savard

Cet accord vise à renouveler l’accord de coopération et d’échanges qui existe entre les deux provinces. Il va au-delà du simple aspect linguistique pour s’étendre aux questions économiques, culturelles et éducatives entre autres.

À travers cet accord, le Québec et le Manitoba s’engagent à débloquer chaque année plus de 50 000 000  de dollars pour la réalisation de projets en faveur de la francophonie.

 Par cette alliance stratégique, que nous venons de consolider avec une entente incluant des objectifs chiffrés et, surtout, par notre engagement déclaré à la francophonie canadienne, nous affirmons, une fois de plus, l’importance du français comme caractéristique de l’identité canadienne. Le français doit être entendu et promu au-delà de nos frontières communes, et c’est par nos liens grandissants et la collaboration assidue entre nos communautés et gouvernements que nous y parviendrons… que nous y parvenons déjà!

Jean-Marc Fournier, ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne du Québec. 

Les sommes mises à contribution vont permettre l’accroissement du poids démographique du français au Canada en encourageant l’immigration francophone ainsi que l’offre active du français par l’accessibilité aux écoles francophones et aux services de soin de santé en français au Manitoba.

La francisation des élèves immigrants comme ceux de l’organisme PROMIS, à Montréal ainsi que les soins de santé en français sont parmi les actions à mener pour soutenir la langue française au Manitoba
La francisation des élèves immigrants comme ceux de l’organisme PROMIS, à Montréal ainsi que les soins de santé en français sont parmi les actions à mener pour soutenir la langue française au Manitoba © Radio-Canada/Hugo Lavoie

 Le Manitoba a une communauté francophone dynamique, et la signature d’un accord et d’une déclaration nous permet de reconnaître la contribution de cette communauté à la diversité économique et culturelle de notre province. De plus, nous réitérons notre engagement à appuyer l’essor de la francophonie manitobaine et à collaborer avec les autres provinces canadiennes.

  •  Greg Selinger, premier ministre et ministre responsable des Affaires francophones du Manitoba.

Le gouvernement du Québec a déjà eu à signer une entente similaire avec l’Ontario et souhaite l’étendre aux autres provinces et Territoires pour résister à la pression de plus en plus importante de la langue anglaiss.

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