Les familles attendent toujours de savoir quand seront rappatriés au Canada les corps des six victimes québécoises décédées dans l’attentat de vendredi dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Les familles attendent toujours de savoir quand seront rapatriés au Canada les corps des six victimes québécoises décédées dans l’attentat de vendredi dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Photo Credit: CBC

Attentat : Le Canada dit à des coopérants canadiens de « faire attention »

Près d’une semaine après la tuerie terroriste dans la capitale du Burkina Faso qui a fait 30 morts vendredi dernier, dont six travailleurs humanitaires québécois, le gouvernement canadien donne de nouvelles consignes aux Canadiens qui habitent ou qui sont de passage dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

« Il y a une certaine zone frontalière qu’on décourage formellement et, dans le reste du pays, on demande aux gens de faire attention », affirme à un journaliste de Radio-Canada la consule du Canada à Ouagadougou, Aïssatou Seck.

La consule précise : « C’est sûr qu’on ne peut pas demander aux gens d’arrêter carrément de fréquenter les lieux d’expatriés, mais il faut y aller avec vigilance. »

Aïssatou Seck, consule du Canada à Ouagadougou

Aïssatou Seck, consule du Canada à Ouagadougou

Réactions de trois travailleurs humanitaires canadiens sur le terrain

Micheline Magnan affirme que les nouvelles consignes du gouvernement canadien l’amènent à écourter considérablement son séjour à Ouagadougou. Cette coopérante bénévole devait y passer cinq semaines, elle n’y restera finalement que cinq jours.

Mais Mme Magnan est arrivée dans cette ville au lendemain de l’attaque et elle devait aider le Centre de formation féminine Virginie Fournier, qui est géré par la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du perpétuel secours, à Ouagadougou qui vient en aide aux jeunes filles.

La situation est différente pour Judy Coulombe et Jonathan Munroe, deux autres coopérants bénévoles québécois qui veulent rester au Burkina Faso : « Faut pas arrêter […] Sinon, si on s’arrête, ça donne raison à ces groupes », affirme Jonathan Munroe, coopérant volontaire pour Uniterra.

Par contre, puisqu’on recommande aux Canadiens sur place d’éviter les déplacements qui ne sont pas indispensables, ils sont forcés pour l’instant d’effectuer leur travail dans un bureau, alors qu’une bonne partie de leur mission devrait normalement se faire sur le terrain.

Le reportage de l’envoyé spécial de Radio-Canada Jean-François Bélanger

Découvrez :
Nos missions humanitaires face au visage inhumain de la terreur – RCI

Le Burkina Faso est voisin du Mali qui a dû combattre la montée des djihadistes.
Le Burkina Faso est voisin du Mali qui a dû combattre la montée des djihadistes. © ICI Radio-Canada

Les dernières images vidéos et messages de deux des six victimes québécoises

Maude Carrier et Louis Chabot, deux enseignants de la Commission scolaire de la Capitale de la ville de Québec qui sont décédés dans l’attentat à Ouagadougou, au Burkina Faso, avaient enregistré de courtes vidéos à l’intention de leurs élèves pour leur souhaiter la bonne année quelques jours avant d’être fauchés par les tirs des terroristes.

Les vidéos ont été diffusés sur la page Facebook de la Commission scolaire.

Catégories : International, Politique
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2 comments on “Attentat : Le Canada dit à des coopérants canadiens de « faire attention »
  1. Avatar marie H Calletta dit :

    Je voudrais simplement signaler une erreur dans l’article : il s’agit du Centre de formation féminine Virginie Fournier et non pas du Centre de formation professionnelle Émilie-Fournier.