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Le Canada possède-t-il des eaux sacrées ou ensorcelées?

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En reprise. Nous répondons à la Bonne Question d’un auditeur du Cameroun qui discute aussi avec nous des eaux sacrées dans son propre pays.

La plupart de nos eaux sacrées ou ensorcelées se trouvent dans l’ouest du Canada

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En Colombie-Britannique

Au Canada, ce ne sont pas les monstres lacustres qui manquent. Il y aurait au moins une vingtaine de lacs à travers le pays qui renfermeraient une ou plusieurs créatures. Le plus célèbre est le lac Okanagan, en Colombie-Britannique. Le monstre marin, Ogopogo, résiderait dans ce lac, une manne touristique pour la population de Kelowna, ville bordant le lac Okanagan. La location de bateaux, de plongeurs et même d’hélicoptères procure à la région un apport financier non négligeable.

Des vignes dans la vallée de l'Okanagan
Des vignes dans la vallée de l’Okanagan © Tourism BC

En Alberta

Depuis des millénaires, les Premières Nations canadiennes ont été les premières à découvrir les bienfaits des sources thermales que l’on trouve en plusieurs endroits au coeur des célèbres montagnes Rocheuses canadiennes. Pour les Autochtones du Canada, ces eaux étaient sacrées, un endroit où guérir les maladies et prendre soin de sa santé. Aux yeux des premiers touristes du 19e siècle, cette eau avait acquis l’étrange réputation de guérir la goutte, la dépression, les rhumatismes et même les blessures par balle.

À 230 km de Jasper et à 55 km de Banff se trouve le célèbre lac Louise. Connu des Indiens Stoney sous le nom de « lac des petits poissons », il doit sa couleur émeraude à de fines particules de poussière de roche en suspension dans l’eau qui réfléchissent le spectre bleu vert de la lumière. Les Indiens Assiniboines croyaient que le tonnerre sortait des profondeurs du lac Louise. Mais il est vraisemblable que les énormes morceaux de glace des vastes glaciers suspendus aux flancs escarpés des montagnes et qui s’effondraient sur le sol soient à l’origine des sons tonitruants qui résonnaient dans toute la vallée.

Un barrage créé en 1912 a permis d’agrandir le lac Minnewanka, qui est aujourd’hui le plus grand du parc national de Banff, et le seul sur lequel les bateaux à moteur pour touristes sont autorisés. Ce barrage a fait monter l’eau du lac de 25 mètres, et il est possible de faire de la plongée pour découvrir quelques bâtiments submergés. Les Indiens Assiniboines avaient nommé ce lac « le lac des esprits de l’eau ».

Lac Louise
Lac Louise © CBC

Au Manitoba
Sur une éminence située dans le Nord du Manitoba au centre du Canada se trouve un bassin dont les eaux alimentent, à l’est, la rivière Hayes et, à l’ouest, le fleuve Nelson. On l’appelle « Echimamish », ce qui veut dire littéralement « la-rivière-qui-coule-dans-les-deux-directions ». Pendant des générations, les peuples autochtones de la région déposaient à Echimamish des offrandes chaque fois qu’ils traversaient la ligne de partage des eaux.

En Ontario 

Le mot « Niagara » des célèbres chutes du même nom semble venir du mot iroquois Onguiaahra (« le détroit »).

Selon des légendes amérindiennes, Lelawala, une magnifique jeune femme, fut fiancée par son père à un brave homme qu’elle méprisait. Plutôt que de se marier, Lelawala choisit de se sacrifier à son véritable amour He-No, le dieu du tonnerre, qui vivait dans une grotte derrière l’une des chutes Niagara en forme de « fer à cheval ». Elle amena son canoë jusqu’aux rapides de la rivière Niagara et fut renversée par-dessus bord. He-No la rattrapa alors qu’elle tombait et leurs esprits seraient liés ensemble à jamais dans le sanctuaire du dieu du tonnerre, à l’abri des chutes.

Des bateaux touristiques Maid of the Mist
Des bateaux touristiques Maid of the Mist © PC/David Duprey

Au Québec

Au sud de Rivière-du-Loup, à la frontière du Québec et de l’État américain du Maine, se trouve un lac étrange aux eaux sombres et profondes : le lac Pohénégamook.  Un monstre qui hante le lac vient narguer les habitants de la région par de fugaces apparitions.

Les premières apparitions de la bête remonteraient au XIXe siècle. L’histoire refait surface en 1957, quand des témoins aperçoivent un monstre marin avec une bosse sur le dos.

Décrit comme un serpent de mer, une vache marine, le monstre est d’abord baptisé « Ponik » .

Le monstre marin du lac Memphrémagog porte ensuite le nom de Memphré. Vers la fin des années 1950, des images de cette créature ont été captées à l’aide d’une caméra professionnelle. Selon la documentation existante, on peut voir sur la pellicule « une bête avec une bosse sur le dos et deux cornes dorées ». Les apparitions se multiplient ensuite à la suite d’un dynamitage en bordure du lac, et le mystère devient médiatisé, faisant même la une de plusieurs journaux de la province. En 1957 et en 1958, le ministère des Pêcheries a même délivré un permis de pêche spécial pour les gens qui voulaient capturer le monstre. Plus tard, dans les années 1990, plusieurs dizaines de personnes affirment avoir vu l’étrange monstre, alors qu’elles se trouvaient parfois en groupe. Le monstre est d’ailleurs devenu un attrait touristique en soi pour la petite municipalité.

Le monstre du lac Memphrémagog

Sur la côte est de l’océan Atlantique

Sur la côte est du Canada, une légende perdure depuis plus de 500 ans. Par les soirs de tempête, lorsqu’un ouragan se prépare, de nombreux pêcheurs ont vu une boule de feu surgir de la mer, prendre la forme d’un navire, puis disparaître.

Ces apparitions sont souvent accompagnées de bruits de chaînes et de cris. Mais lorsque les pêcheurs s’approchent de la scène, tout disparaît

Allez! Posez-moi une question sur le Canada : Stéphane.parent@radio-canada.ca

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Catégories : Autochtones, Environnement, Internet et technologies
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