Elizabeth May lors d’un événement de campagne à Vancouver, le 3 octobre.

Elizabeth May
Photo Credit: PC / DARRYL DYCK

La chef du Parti vert du Canada aimerait trouver un remplaçant

Âgée de 62 ans, Elizabeth May reconnaît candidement qu’elle n’adore pas la chefferie du parti, ni même la politique en général.

Celle qui dirige les destinées du Parti vert du Canada depuis maintenant 10 ans souhaite ardemment qu’une autre personne la remplace comme chef, bien qu’elle pense qu’elle occupera encore ce poste aux prochaines élections fédérales prévues à l’automne 2019.

Elle souhaite laisser son poste à quelqu’un d’autre, tout en continuant de camper son rôle de simple députée de Saanich-Gulf Islands, en Colombie-Britannique, selon ce qu’elle a confié au quotidien torontois Globe and Mail. Elle se dit plus engagée comme représentante au Parlement pour les citoyens de sa circonscription qu’à titre de chef de parti.

Ces aveux de Mme May surgissent alors que se tient le congrès du Parti vert du Canada, à Ottawa.

C’est dur d’être le chef?

« Ce n’est certes pas quelque chose que je recommanderais à un ami. Ce n’est pas une partie de plaisir, c’est terrible », a-t-elle soutenu, en riant.

Mme May a toutefois un solide appui des membres de son parti. Elle a obtenu l’aval de près de 94 % des membres plus tôt cette année, lors de la révision de son leadership.

Elizabeth May lors de sa victoire aux élections fédérales dans la circonscription de Saanich-Gulf Islands le 19 octobre 2015.
Elizabeth May lors de sa victoire aux élections fédérales dans la circonscription de Saanich-Gulf Islands le 19 octobre 2015. © Radio-Canada

Réactions dans les milieux politiques

André Bélisle du Parti vert du Canada
André Bélisle du Parti vert du Canada © ICI Radio-Canada

Le président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, qui s’était présenté comme candidat du Parti vert aux dernières élections fédérales, ne s’étonne pas de ce souhait exprimé par Mme May.

Celui qui avait tenté de se faire élire dans Bellechasse–Les Etchemins–Lévis croit cependant que son amie de longue date sera difficile à remplacer.

« Comme elle est la seule représentante du Parti vert [du Canada] élue, elle a une charge de travail absolument incroyable, a-t-il souligné. Quand on additionne à ça toutes les responsabilités qu’implique le fait d’être chef de parti, ça devient d’autant plus incroyable. »

André Bélisle estime que David Coon, le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, qui siège à l’Assemblée législative de la province maritime, serait un candidat intéressant. Il croit qu’il faudra toutefois attendre la fin du congrès du Parti vert pour en savoir davantage sur les ambitions et les intentions de ses membres.

Quoi qu’il advienne, Elizabeth May doit continuer de siéger au Parlement, croit André Bélisle, puisqu’elle y est selon lui « la seule voix vraiment indépendante sur les questions d’environnement et sur d’autres enjeux sociaux. »

La chef du Parti vert, Elizabeth May, commence sa journée en saluant des automobilistes de la région de Saanich, au coin des rues Quadra et de l’avenue McKenzie, à Victoria.
La chef du Parti vert, Elizabeth May, commence sa journée en saluant des automobilistes de la région de Saanich à Victoria le 15 octobre 2015.. © PC/CHAD HIPOLITO

RCI avec La Presse canadienne et Radio-Canada

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Catégories : Environnement, Politique
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