Des « Olympiques de la fraise » se tiennent cette semaine dans la ville de Québec et réunissent 400 producteurs et chercheurs spécialistes du petit fruit rouge qui est le troisième en popularité auprès des consommateurs canadiens après les pommes et les bananes, et cinquième pour l’importance de sa production au pays.
Ce 8e Symposium international réunissant une trentaine de pays est coprésidé par le Québécois Yves Desjardins de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval.
Celui-ci y a affirmé qu’une consommation quotidienne d’environ une tasse seulement de fraises permet de régulariser la glycémie des personnes atteintes de diabète de type 2.
Cette petite quantité de fraises aurait un effet similaire à la metformine, un médicament couramment utilisé dans le traitement de la maladie.
Une fraise qui a meilleure mine que toutes les autres
En juillet 2015, l’équipe du chercheur québécois avait annoncé qu’une variété de fraises cultivée exclusivement à l’île d’Orléans par une seule entreprise, Les Fraises de l’île d’Orléans inc, contenaient certains antioxydants en plus grande quantité que les variétés traditionnelles, faisant de cette fraise l’une des plus bénéfiques pour la santé.
Une soixantaine de personnes se sont prêtées à une étude clinique en consommant pendant six semaines un placebo ou un extrait riche en polyphénols dans des concentrations similaires à celles retrouvées dans la fraise Authentique Orléans.
Les résultats de l’essai clinique ont démontré que la consommation de cet extrait permettait de réduire la résistance à l’insuline de façon très significative (environ 20 %) et d’améliorer la gestion du glucose chez les personnes obèses ou susceptibles de développer le diabète de type 2.
Le saviez-vous? – Le Québec est le troisième producteur de fraises en Amérique du Nord, derrière la Californie et la Floride, où le climat est nettement plus favorable à la culture des fraises. – Les trois plus importantes cultures fruitières importées au pays, au point de vue de la valeur, sont les raisins, les bananes et les fraises, qui représentaient respectivement 10,8 %, 9,0 % et 8,5 % des importations canadiennes de fruits frais en 2014. – La Chine ne produisait pas de fraise il y a 10 ans à peine, mais on y trouve maintenant plus de 100 000 hectares en culture, soit deux fois plus qu’en Californie.
Mine de rien, les cultivateurs de fraises sont en pleine transformation
Yves Desjardins – Université Laval
« Il y a encore des problèmes de maladie, des problèmes de productivité, des problèmes de goût que l’on tente de résoudre. On tente d’introduire des nouveaux gènes de résistance aux maladies et également des gènes qui vont procurer un meilleur goût à la fraise », explique le coprésident des « Olympiques de la fraise » , Yves Desjardins.
Selon M. Desjardins, l’industrie veut aussi allonger encore davantage la saison des fraises, ce qui se fait déjà au Québec non seulement l’été grâce a l’introduction de nouvelles variétés, mais aussi l’hiver. Grâce à la culture en serre, le Québec, la plus grosse province productrice de fraises, peut maintenant en livrer aux consommateurs 10 mois par année.
La prochaine étape serait la robotisation de la cueillette qui est déjà très répandue en Californie. De plus, pour contourner les problèmes de maladies liées au petit fruit rouge et augmenter les rendements, une culture généralisée hors-sol est envisagée. On ne produira plus selon lui dans 10 ans au Québec des fraises en plein sol.
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