Les célébrations du Mois de l’Histoire des Noirs 2017 seront lancées le 1er février.

Les célébrations du Mois de l’Histoire des Noirs 2017 seront lancées le 1er février.
Photo Credit: Radio-Canada

Mois de l’histoire des Noirs : plaidoyer pour moins de stigmatisation et plus d’intégration

Février est le Mois de l’histoire des Noirs au Canada. À cette occasion, le Réseau de communication pour la prévention des actes criminels au sein de la communauté noire de Montréal (RECOPAC) a prévu une série d’activités. Son directeur Jean-Marie Mousenga en profite pour lancer un appel aux différents paliers de gouvernements pour plus d’initiatives en faveur d’une meilleure intégration des Noirs grâce à l’accès à l’emploi et à l’arrêt de la stigmatisation.

Valoriser la jeunesse noire

Il est question pour le Réseau que pilote Jean-Marie Mousenga depuis 14 ans de valoriser le travail des jeunes Noirs qui se démarquent chacun dans leur domaine, mais qui ne sont pas toujours connus du public.

Jean-Marie Mousenga, directeur-fondateur du RECOPAC
Jean-Marie Mousenga, directeur-fondateur du RECOPAC © RECOPAC

Ces jeunes sont ainsi invités à animer des ateliers, des conférences et autres activités prévues dans le cadre de la célébration du Mois de l’histoire des Noirs.

Leurs efforts seront récompensés par des prix dans un gala à la fin des activités à la fin du mois de février.

Parmi les thèmes qui seront débattus :

Si ma détermination peut vous motiver

Comprendre l’excision pour mieux agir

Écoutez
Parmi les jeunes Noirs qui seront récompensés pour leurs talents et leurs initiatives, Mélissa Epenge Kabasele, jeune femme d’origine congolaise de 21 ans, étudiante en Comptabilité à l’École de gestion John Molson de l’Université Concordia à Montréal
Parmi les jeunes Noirs qui seront récompensés pour leurs talents et leurs initiatives, Mélissa Epenge Kabasele, jeune femme d’origine congolaise de 21 ans, étudiante en Comptabilité à l’École de gestion John Molson de l’Université Concordia à Montréal © RECOPAC

Chaque jeune aura l’occasion de parler de sa détermination et de ses ambitions pour l’avenir.

Le Réseau entend mettre à contribution les expériences des lauréats des éditions précédentes comme Alexandra Mulumba, Nax Mwa Ndaya et Janny Gaspard, pour servir d’inspiration pour les jeunes présents aux différents ateliers.

Janny Gaspard, une lauréate en action
Janny Gaspard, une lauréate en action © RECOPAC

Quand la non-reconnaissance des diplômes force les jeunes Noirs à retourner aux études

Beaucoup de jeunes Noirs arrivent au Canada avec un bagage scolaire important, mais la plupart décident de se donner plus de chances sur le marché de l’emploi en cherchant à obtenir un diplôme canadien, puisque les diplômes de leur pays d’origine ne sont généralement pas reconnus dans leur société d’accueil.

Il y en a aussi parmi eux qui sont des entrepreneurs et des artistes dont le travail et les œuvres devront également être soulignés.

À lire et à écouter : 

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L'artiste Nax Mwa Ndaya, lauréate 2009 de RECOPAC, donnera une prestation intitulée Hommage aux anciens, samedi 25 février 2017 de 20h00 à 23h00 à l’Artère coop : 7000, avenue du Parc, Montréal H3N 1X1.
L’artiste Nax Mwa Ndaya, lauréate 2009 de RECOPAC, donnera une prestation intitulée Hommage aux anciens, samedi 25 février 2017 de 20h00 à 23h00 à l’Artère coop : 7000, avenue du Parc, Montréal H3N 1X1. © RECOPAC

Faire tomber les stéréotypes

Jean-Marie Mousenga souligne qu’au-delà des prix qui seront attribués à ces jeunes Noirs, il y a une dimension plus sociale, celle de l’amélioration globale des comportements de ces jeunes dans la société.

Le but est de faire disparaître les mauvaises idées figées et toutes sortes de stéréotypes qui ternissent l’image de cette communauté.

Campagne Québec Recrute
Campagne Québec Recrute © RECOPAC

Bannir la discrimination systémique sur le chemin de l’emploi

Comme l’a relevé Jean-Marie Mousenga, ce ne sont pas tous les jeunes diplômés qui ont le privilège de trouver un emploi, malgré les diplômes obtenus dans leur pays d’accueil.

Un véritable paradoxe par rapport aux parents qui arrivent avec des diplômes qu’ils ont eus à l’étranger, et qui, comme leurs enfants qui ont pourtant étudié au Canada, n’arrivent pas à décrocher un emploi parce qu’ils se heurtent à la barrière de la reconnaissance ou des équivalences qui n’existent pas.

De nombreux diplômés issus de l’immigration peinent à trouver du travail. Le taux de chômage est deux fois plus élevé chez les minorités visibles (13,3 %) que dans la population générale (7,2 %), selon les données de Statistique Canada pour 2011. 

C’est ainsi que les festivités marquant le Mois de l’histoire des Noirs devraient permettre d’aborder ces différents problèmes et de réfléchir aux mesures susceptibles d’inverser la courbe du chômage chez les jeunes Noirs et de changer positivement les perceptions qu’ont les autres groupes de ces jeunes et de leur communauté.

 

 

 

Catégories : Société
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