Couverture du livre

« Hubert, le restavèk » de l’auteur Gabriel Osson
Photo Credit: Radio-Canada

Hubert le restavèk : un roman coup de coeur de Gabriel Osson

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Ils, et surtout elles, ont de cinq à quatorze ans. On les « place » dans une maison parce qu’on n’en peut plus de s’occuper d’eux, parce qu’on veut qu’ils aient une éducation, qu’ils aillent à l’école, etc.

Ça, c’est la partie officielle de l’histoire.

En Haïti, 21 % de ces enfants haïtiens travaillent derrière les murs de résidences, peu importe l’opulence.

On les appelle « les restavèks »

Isolés physiquement et très souvent émotivement, ces enfants perdent ainsi leurs repères et n’ont plus de contact avec leur famille.

Et les tâches sont souvent exténuantes : du travail forcé qui peut aller jusqu’à 17 heures par jour, et souvent, leur journée commence à 4 h 30.

Haïti, signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, entre autres, mais…

C’est en 1989 qu’Haïti est devenue signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant; dix ans plus tard, en 1999, Haïti s’est engagée à respecter les règles de la Convention sur les pires formes de travail des enfants et, une autre décennie plus tard, en 2009, c’était au tour du Protocole de Palerme.

Mais la législation nationale ne protège pas pleinement les enfants des diverses formes de trafic ou de maltraitance.

Hubert le restavèk

Gabriel Osson (Photo: Christine Bérubé)

Bien que le phénomène des restavèks ait été officiellement aboli en 2003, des centaines de milliers d’enfants continuent d’être exploités et forcés à travailler dans des conditions inhumaines dans beaucoup de foyers en Haïti.

Gabriel Osson raconte l’histoire d’Hubert, l’un de ces restavèks ayant passé son enfance à la forge familiale, à Jérémie, et qui un jour, ses parents ne pouvant plus y arriver, se voit confié à une tante de Port-au-Prince.

À son tour, celle-ci le remettra entre les mains des Mirevoix en l’obligeant à « rester avec » eux et… à les servir. C’est là que son calvaire commence. Après avoir subi des abus de toutes sortes, il s’enfuit. Dans la rue, il sera recruté par un gang et se liera d’amitié avec un de ses membres, Gégé, puis avec les filles du Club, notamment Maria Helena, qui deviendra sa compagne et l’aidera à se sortir de ce milieu.

Gabriel Osson est né à Port-au-Prince en Haïti et vit à Toronto. Présentement en France pour la promotion du roman, il en parle au micro de Raymond Desmarteau.

Écoutez

Soulignons que le 16 avril a été désigné officiellement comme étant la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants.

Et, dans ce contexte, Gabriel Osson a choisi de verser toutes les redevances de la vente du livre à des organismes venant en aide aux restavèks en Haïti.

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Catégories : Arts et spectacles, Économie, Immigration et Réfugiés, International, Société
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Un commentaire pour «Hubert le restavèk : un roman coup de coeur de Gabriel Osson»
  1. Avatar Gabriel Osson dit :

    Merci Raymond pour cette belle entrevue que je n’avais pas encore eu la chance d’écouter depuis mon retour de l’Europe.

    Au nom de tous les « Hubert » d’Haïti, je te remercie du fond du coeur de leur donner une voix.

    Amitiés,

    Gabriel