Frontière canado-américaine

Frontière canado-américaine
Photo Credit: iStock

États-Unis # Canada : assurer la sécurité de part et d’autre de la frontière.

Share

Les menaces à la sécurité des pays sont de plus en plus importantes avec l’exacerbation du terrorisme international, la contrebande et toutes sortes de trafics. Une situation qui oblige les États à renforcer les capacités opérationnelles de leurs forces d’intervention pour les rendre plus efficaces dans leurs parades pour faire régner l’ordre, la paix, la stabilité et assurer la sérénité sur le plan intérieur.

Sécurité nationale et économique: un jeu d’équilibrisme pour le Canada

La frontière entre le Canada et les États-Unis a toujours été au centre d’une relation commerciale importante au regard du flux inestimable des échanges de biens et services entre les deux États.

Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, la question du renforcement de la sécurité à la frontière avec tous les États voisins, y compris le Canada, a été placée au cœur de la stratégie de protection des États-Unis.

Une stratégie aujourd’hui renforcée avec l’intensification du terrorisme et l’avènement des migrants internationaux qui, pour la plupart fuient la guerre, l’insécurité et la misère dans leurs pays pour rechercher un refuge ailleurs, dans les pays du nord plus sûrs et plus paisibles.

Menacés d’expulsion des États-Unis depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, ces migrants traversent en masse la frontière du Canada, la traditionnelle terre d’accueil, dont l’ouverture aux migrants syriens a été plusieurs fois blâmée et stigmatisée par le nouveau président américain.

Celui-ci accorde en effet une importance sans précédent à la sécurité nationale à la frontière, allant jusqu’à promettre la construction d’un mur pour contrer l’irruption de migrants venus d’Amérique du Sud.

Frontières Canada-États-Unis
Frontières Canada-États-Unis

Le Canada, pour sa part, a toujours eu une position plus conciliante et bienveillante. Lionel Gallet, auxiliaire de recherche au Programme paix et sécurité internationale relève que le pays a toujours affiché sa volonté en matière de sécurisation frontalière et son réalisme en ce qui concerne le libre-échange.

Le chercheur constate en 2009 que la frontière entre le Canada et les États-Unis, « qui était un enjeu essentiellement économique,  est devenue, par la force des choses, un enjeu politique, avec une fonction sécuritaire importante ».

Aujourd’hui, en plus de cette dimension sécuritaire, le nouveau président américain entend renforcer la dimension protectionniste de sa frontière avec ses voisins.

Malgré sa politique plus conciliante, le Canada est partie prenante d’un projet conjoint dans ce sens pour faire appliquer la loi et assurer la sécurité nationale et économique d’un côté comme de l’autre de la frontière.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aident un enfant d’une famille qui prétendait être du Soudan alors qu’ils traversent la frontière entre les États-Unis et Hemmingford, au Canada, de Champlain à New York. REUTERS / Christinne MuschiPhoto Credit: © Christinne Muschi / Reuters
Des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aident un enfant d’une famille qui prétendait être du Soudan alors qu’ils traversent la frontière entre les États-Unis et Hemmingford, au Canada, de Champlain à New York. REUTERS / Christinne MuschiPhoto Credit: © Christinne Muschi / Reuters

SHiprider : un projet rassembleur en vue du respect de la souveraineté des deux pays?

Le projet Shiprider représente un projet dit Opération intégrée transfrontalière maritime d’application de la loi entre le Canada et les États-Unis.

Il mobilise les forces des deux pays, notamment des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de la police provinciale de l’Ontario, du service de police Brokeville et de la Garde côtière américaine.

Ces derniers ont récemment pris part au programme de formation relatif au projet Shiprider à la Maritime Law Enforcement Ademy (MLEA) de la Garde côtière américaine à Charleston, en Caroline du Sud.

Ce projet comporte des navires dont l’équipage est constitué aussi bien d’agents d’application de la loi spécialement formés et désignés du Canada et des États-Unis, et qui sont autorisés à faire appliquer la loi des deux côtés de la frontière internationale.

« Ces partenariats permettent au personnel des organismes d’application de la loi canadiens et américains de travailler côte à côte pour favoriser un accès transfrontalier transparent et sans heurts sur nos voies navigables, sans compromettre la souveraineté de chacun des deux pays »  – Nancy Burniston, officier responsable du Centre des opérations de la sûreté maritime des Grands Lacs.

Le garde-côte Vakta, de la Garde côtiere canadienne, est amarré au port de Gimli, au Manitoba, le 1er août 2012.
Le garde-côte Vakta, de la Garde côtiere canadienne, est amarré au port de Gimli, au Manitoba, le 1er août 2012. © Radio-Canada/Neil Carleton

Selon la GRC, ces agents d’applications de la loi auront à faire des navettes d’un côté et de l’autre de la frontière pour contrer toutes les menaces à la sécurité nationale et prévenir la contrebande et les trafics transfrontaliers.

C’est depuis près de 17 ans que les agents des deux pays des opérations Shiprider établissent et veillent au respect scrupuleux des normes pour l’application de loi aux frontières maritimes partagées.

Ces agents, aujourd’hui au nombre de 240 sont impliqués dans les séminaires, l’étude du droit criminel, de la loi sur la vie privée, des politiques canadiennes et américaines, entre autres sujets au centre de la formation conjointe destinée aux agents des organismes canadiens et américains d’application de la loi qui sont appelés à participer aux opérations Shiprider.

RCI avec la Gendarmerie royale du Canada, ULAVAL et le chercheur Lionel Gallet.

À noter :

Des opérations Shiprider permanentes ont été mises sur pied dans les villes suivantes :

  • Surrey, Colombie-Britannique/Bellingham, État de Washington;
  • Victoria, Colombie-Britannique/Port Angeles, État de Washington;
  • Windsor, Ontario/Detroit, Michigan;
  • Niagara-on-the-Lake, Ontario/BuffaloNiagara, New York;
  • Kingston, Ontario/Alexandria Bay, New York (la région des Mille-Îles sur le fleuve Saint-Laurent)
Share
Mots-clés : , , , , , , , , , ,
Publié dans : Immigration et Réfugiés, International, Politique, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*