Logo des célébrations du 375e de la Ville de Montréal

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Photo Credit: Ville de Montréal

375e de Montréal : célébration pour certains, une occasion de réconciliation pour d’autres

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Montréal a 375 ans. C’était le 17 mai 1642 que la ville a été fondée par Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve et la missionaire Jeanne Mance, qui ont conduit les colons sur l’île. 

Une cérémonie à laquelle a assisté le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le maire de la ville, Denis Coderre, a eu lieu dans le Vieux-Montréal. Des danseurs et des chanteurs mohawks y ont participé. Les cloches de toutes les églises de la ville ont retenti, peu avant le début d’une messe à la basilique Notre-Dame.

Par voie de communiqué, le premier ministre Trudeau a déclaré :

« Montréal, la quatrième ville francophone dans le monde, est un emblème du rôle central que la communauté francophone du Canada a joué, et continue de jouer, dans l’édification de notre pays…» dit le communiqué. « Nous reconnaissons également les Autochtones qui avaient d’abord habité cette île,  et qui la connaissaient sous son nom autochtone, Hochelaga. Grâce en grande partie à ces racines francophones et autochtones, Montréal représente le meilleur du Canada en matière d’ouverture, de diversité et d’inclusion. Aujourd’hui, Montréal accueille des gens de partout dans le monde qui parlent différentes langues, pratiquent différentes religions et représentent différentes cultures. Cette diversité fait de la ville un exemple de pluralisme pour le reste du monde. » – Justin Trudeau

Pour sa part, Denis Coderre a eu un court message pour lancer les célébrations en début de matinée : « Profitez-en, soyez fiers », a-t-il dit.

« Nous sentons que la fierté est de retour et nous nous concentrons sur l’avenir », a-t-il déclaré aux journalistes mercredi matin à l’extérieur de l’hôtel de ville.

©Ville de Montréal

Pour des Autochtones de la région de Montréal, le 375e peut être une occasion favorable au dialogue

En entrevue avec le réseau anglais de Radio-Canada, CBC Montreal, des Mohawks de la région ont remis en question les célébrations de la fondation de la métropole. En effet, Ellen Gabriel, artiste et militante et Gage Diabo, réalisateur adjoint à la chaîne APTN et écrivain, croient que dans les relations entre Autochtones et non-Autochtones de la ville, certains éléments ne sont pas à célébrer. 

Ellen Gabriel ©Laurene Jardin/CBC

« La dépossession et le vol de nos terres sont encore à l’ordre du jour», a déclaré Gabriel, qui s’est impliquée dans le mouvement social pour arrêter un nouveau développement dans la municipalité d’Oka sur un terrain qui fait partie de la revendication territoriale non résolue des Mohawks de Kanesatake. «Ce qui doit se faire, c’est une reconnaissance du passé, des effets négatifs de l’histoire coloniale et de la façon dont cela nous affecte encore aujourd’hui», a déclaré Gabriel. «Jusqu’à ce que ces choses soient abordées et traitées de manière respectueuse et honorable, c’est difficile pour beaucoup d’entre nous de penser que c’est un moment de célébration. »

Ellen Gabriel a tout de même reconnu qu’elle voit le potentiel de réconciliation des célébrations du 375e anniversaire, mais il reste beaucoup à faire.

Pour sa part, Gage Diabo croit que l’histoire racontée aux étudiants dans les écoles primaires et secondaires de la province ne reconnaît pas le point de vue autochtone, particulièrement celui des Mohawks, une nation installée à Montréal avant l’arrivée des Français. À l’époque où il était étudiant au secondaire, Diabo rêvait de faire un film pour faire voir et entendre les pensées de ses ancêtres mohawks à des moments clés de l’histoire québécoise.

Gage Diabo

Gage Diabo ©CBC

« J’avais l’habitude d’imaginer leur [indignation] à propos de certaines choses que les colons avançaient, déclare l’aspirant cinéaste, écrivain et étudiant en littérature des Premières Nations à l’Université Concordia. Les peuples autochtones, y compris les Mohawks, avaient toujours un rôle secondaire dans l’histoire. C’est ce que j’ai appris à l’école. »

En ce qui concerne le 375e anniversaire de Montréal, Diabo dit que son cynisme est moindre puisqu’il considère que cette célébration peut donner une place plus importante aux récits alternatifs de l’histoire de Montréal.

«Il y a encore une partie de moi qui est cynique, qui conteste le fait que l’on considère cette célébration des institutions coloniales, avec des racines violentes, comme si c’était une chose incontestablement géniale qui vaut la peine de célébrer comme une longue soirée d’été. Une partie de moi trouve cela un peu triste », a dit Diabo à CBC Montréal.

D’autres manifestations d’inconfort

Le syndicat représentant les policiers de Montréal organise une manifestation à l’extérieur de l’hôtel de ville de Montréal mercredi soir. La police montréalaise n’a pas de contrat depuis le 31 décembre 2014.

Une autre protestation visant les règlements de la ville sur les calèches tirées par des chevaux, sur les chiens de type pit-bull et sur d’autres problèmes de contrôle des animaux est également prévue.

Pour consulter les horaires et le calendrier des célébrations et activités liées au 375 de Montréal, une page très complète a été créée par les autorités de la ville.

Radio Canada International avec CBC Montreal et la Ville de Montréal.  
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Catégories : Arts et spectacles, Autochtones, Société
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2 comments on “375e de Montréal : célébration pour certains, une occasion de réconciliation pour d’autres
  1. Avatar Gilles Talbot dit :

    Le Syndicaliste Francoeur a tout faite pour nuire a cette belle présentation . DES POLICIERS Syndicaliser qui sont supposer donner l’example . ABAT les syndicats dans la fonction publique Ils deviennent des hors la loi et des profiteurs

  2. Avatar adji dit :

    jai un permis de travaile immigration Au canada 2014-2016
    company Alberta Galgary canada( CNRL) J’ai REGLER LE PROBLEME DE VISA LE 06 Decembre 2014 pour commence mon travaile urgent 2015

    trouver moi une solution je suis Algereien…Merci..