Des banques Canadiennes.

Les banques canadiennes se servent des mêmes infrastructures. Ce qui les rend plus efficaces, tout en les exposant aux cyberattaques.

Les banques canadiennes interconnectées sont vulnérables aux cyberattaques

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L’interconnexion des banques canadiennes les expose aux cyberattaques qui pourraient effriter la confiance dans le système financier, affirme la Banque du Canada dans sa revue mensuelle du système financier.

Les institutions financières bancaires, en raison de leur appartenance au même réseau, présentent une vulnérabilité structurelle qui ouvre la voie à la propagation foudroyante d’une attaque initiale dans d’autres secteurs comme ceux de l’énergie ou des services d’utilité publique. Face à une telle « vulnérabilité structurelle peu susceptible de disparaître » d’elle-même, la Banque du Canada exhorte les institutions financières à coordonner leurs efforts en matière de cyberdéfense.

Tout en reconnaissant que la présence d’infrastructures communes et de plateformes informatiques complexes permet une efficacité accrue, la Banque centrale observe également que ces infrastructures communes mettent aussi à risque plusieurs secteurs de l’économie.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.
Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz. Son institution exhorte les banques à coordonner leurs efforts en matière de cyberdéfense. © PC/Justin Tang

« Une interruption prolongée des services financiers, une violation de l’intégrité des données ou une perte de confiance pourraient causer une perturbation du système financier dont les effets se feraient sentir sur l’économie réelle », s’alarme la Banque, qui présente la cyberdéfense comme un « bien public ».

Un ex-dirigeant de l’agence américaine de renseignement a tenu des propos similaires plus tôt ce mois-ci. Selon le général à la retraite Keith Alexander, les entreprises privées, dont les banques, doivent accroître le partage de leurs données sur les tentatives de piratages dont ils ont été la cible.

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L’ancien directeur de l’Agence de sécurité nationale, Keith Alexander, qui a témoigné devant le comité de renseignement du Sénat des États-Unis en mars, affirme que le Canada devra peut-être développer une approche de cybersécurité offensive ou se doter des moyens d’annihiler les cyberattaques. © Susan Walsh/Associated Press

Le général à la retraite a souligné que de précieuses informations concernant des tentatives d’attaques sont enregistrées dans le pare-feu des banques. La cyberattaque qui avait frappé la banque américaine JPMorgan Chase en 2014, touchant quelque 80 millions de comptes, aurait pu être évitée si ces informations avaient été partagées, a-t-il avancé. En 2016 seulement, au moins huit autorités monétaires ont été touchées dans le monde, dont un cyberbraquage de 81 millions de dollars américains à la Banque centrale du Bangladesh.

Certes, l’Association des banques canadiennes affirme que ses membres sont des « leaders en matière de cybersécurité », il n’empêche que l’an dernier, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, s’est entretenu sur ce sujet avec l’ex-gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui dirige actuellement la Banque d’Angleterre.

(Avec La Presse Canadienne)

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Publié dans : Économie, Internet et technologies, Politique, Société

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