Le ministère de la Défense français a récemment annoncé qu’en 2016, il a réussi à déjouer plus de 24 000 cyberattaques dont il était la cible.

Le processus électoral au Canada n’est pas à l’abri des cyberattaques, selon le Centre de la sécurité et des télécommunications (CST)
Photo Credit: GI / Getty Images / xijian

Élections de 2019 au Canada : la parade de Facebook pour contrer les cybermenaces

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Deux ans avant les élections fédérales, Facebook Canada annonce la mise sur pied d’une nouvelle initiative qui permettra de soutenir l’intégrité électorale au pays.

Un guide Facebook à l’intention des politiciens 

Il a été conçu spécifiquement pour le Canada dans le but de l’aider à assurer des élections hors de toute tentative de corruption par les cyberattaques de toutes sortes.

Il met l’accent sur les aspects suivants jugés déterminants dans le processus électoral :

  • Un programme de formation en cyberhygiène pour les partis politiques et les politiciens fédéraux, ainsi qu’une nouvelle ligne pour les signalements par courrier électronique des cybermenaces au cas où leurs comptes seraient compromis, et la publication d’un nouveau guide Facebook en matière de cyberhygiène à leur intention
  • La conclusion d’un nouveau partenariat avec HabiloMédias, le centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique.

« La littératie médiatique, y compris la capacité d’évaluer l’information, est essentielle dans le monde numérique d’aujourd’hui. Plus que jamais, nous comptons sur des sources en ligne pour être des citoyens informés et engagés. Savoir comment vérifier efficacement l’information et la partager de manière responsable n’est pas seulement une habileté fondamentale, mais aussi une pierre angulaire du processus démocratique.  Matthew Johnson, directeur de l’éducation à HabiloMédias. 

Élections fédérales 19 octobre 2015
Selon le Centre de la sécurité et des télécommunications (CST), les élections fédérales du 19 octobre 2015 avaient été frappées par une cybermenace peu sohpistiquée © Ici Radio-Canada

Des cybermenaces planent-elles sur le processus électoral au Canada?

Les dispositions prises par Facebook représentent en quelque sorte une réponse aux inquiétudes soulevées par un rapport du Centre de la sécurité et des télécommunications (CST) sur les cybermenaces.

Ce Centre, qui figure parmi les principaux centres de sécurité et de renseignements au Canada, et qui a pour mission de protéger le pays et ses citoyens du terrorisme, des attentats, de l’espionnage étranger, des enlèvements, des cyberattaques et autres graves menaces, a récemment souligné la nécessité de redoubler de vigilance en ce qui concerne le processus démocratique au pays.

Une position influencée par le contexte international devenu moins sécuritaire, avec comme corollaire l’atteinte à la probité du processus électoral aux États-Unis et en Europe, notamment.

Inquiet de voir une telle menace cibler le Canada, le Centre a déterminé les zones de vulnérabilité susceptibles d’être touchées par les cyberattaques et a formulé des recommandations.

Selon le Centre, en ce qui a trait au processus démocratique fédéral, les partis politiques, les politiciens et les médias sont, comme partout ailleurs dans le monde, les trois aspects du processus démocratique qui « sont plus vulnérables aux cybermenaces et aux opérations d’influence que les opérations entourant le scrutin à proprement parler ».

La raison invoquée pour justifier cette vulnérabilité est reliée au fait que les élections s’effectuent encore avec des bulletins de vote en papier, et par des mesures juridiques et procédurales en rapport avec les technologies de l’information mises en place par Élections Canada.

D’un autre côté, malgré le fait que les menaces demeurent à un très faible niveau à l’échelle internationale, elles réussissent à infiltrer le processus électoral de bon nombre de pays, en témoignent les statistiques qui font état d’une atteinte du processus démocratique de 13 % de pays dans le monde en 2017.

De plus en plus de pirates informatiques prennent en otage les données de leurs victimes
De plus en plus de pirates informatiques prennent en otage les données de leurs victimes © iStock

Voici comment les attaques peuvent toucher les partis politiques, les médias et les politiciens :

  • Les cybercapacités nuisent aux élections, car elles entravent la participation des électeurs, en volant leurs renseignements personnels, et en trafiquant les résultats des élections.
  • Ces cybercapacités contre les partis politiques et les politiciens se manifestent par des activités de cyberespionnage à des fins de coercition, de manipulation et pour discréditer publiquement certaines personnes.
  • Les cybercapacités contre les médias traditionnels et les médias sociaux visent à y faire de la désinformation et de la propagande, et à manipuler les opinions des électeurs.

Nous savons que Facebook joue un rôle important dans la facilitation du débat public. C’est pourquoi nous prenons très au sérieux les menaces établies par le CST et nous veillons à les aborder de manière proactive dès maintenant. –  Kevin Chan, chef des politiques publiques de Facebook Canada.

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Catégories : International, Internet et technologies, Politique, Société
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