Le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président colombien Juan Manuel Santos veulent un renforcement de la coopération entre leurs deux pays.
Photo Credit: PC / Adrian Wyld

Coopération policière entre le Canada et la Colombie pour le maintien de la paix

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Le Canada veut contribuer au maintien de la paix en Colombie en entraînant les forces de police colombiennes. Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l’annonce en marge d’une rencontre lundi à Ottawa avec le président colombien Juan Manuel Santos.

Après s’être entretenu avec le président Juan Manuel Santos à Ottawa, M. Trudeau a annoncé la mise en place d’une « initiative policière bilatérale » dont l’objectif est de fournir « de l’entraînement, un renforcement des capacités et des conseils stratégiques à nos amis colombiens ».

Pour M. Trudeau, il est « extrêmement important (…) de montrer que le processus de paix peut mener à la prospérité et à la stabilité pour tous les citoyens », a précisé le chef du gouvernement canadien. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, aurait été mis au fait l’an dernier d’une proposition de l’envoi d’un groupe pouvant aller jusqu’à 10 policiers pour aider les efforts de paix en Colombie, mais on ignorait lundi si le déploiement bilatéral évoqué faisait partie de ce plan.

Un policier canadien de la MINUSTAH
Des policiers canadiens vont offrir des formations à leurs homologues colombiens.

Casques bleus canadiens

Le Canada enverra aussi un expert gouvernemental en Colombie pour travailler de concert avec le bureau du haut-commissaire des Nations unies sur les droits de l’homme, a indiqué le premier ministre. Et M. Trudeau a laissé la porte ouverte à un possible déploiement de Casques bleus en Colombie, présentant la collaboration des policiers comme une initiative distincte. « Cela ne prendra pas la place de toute annonce future que nous pourrions faire sur les Casques bleus canadiens », a dit M. Trudeau, lorsque questionné par un journaliste colombien.

Pour sa part, le président colombien a profité de son passage à Ottawa pour remercier les Canadiens pour leur soutien au processus de paix dans son pays. Juan Manuel Santos s’est vu décerner le Nobel de la paix l’an dernier pour ses efforts visant à mettre fin à la guerre civile d’une cinquantaine d’années en Colombie. Il a affirmé que le Canada, et bien d’autres pays  ont joué un rôle important dans le maintien de l’élan des discussions de paix.

Une aide au développement supplémentaire de 78 millions de dollars canadiens va également être investie dans la jeunesse, l’agriculture, les droits humains, le déminage et le soutien au processus de paix. « Le soutien du Canada a été déterminant » pour le fonds des Nations unies pour la reconstruction, a précisé M. Santos, soulignant que 77 projets avaient été financés par le Canada en Colombie.

Des membres de l’ELN
L’ELN est la dernière guérilla toujours active en Colombie. © Jaime Saldarriaga/Reuters

Des rebelles toujours actifs

Le président colombien Juan Manuel Santos a condamné le meurtre d’un gouverneur indigène par la guérilla de l’ELN la semaine dernière, en violation du cessez-le-feu négocié avec Bogota. « Nous condamnons cet assassinat, comme nous condamnerions n’importe quel assassinat, car pour nous, la vie est la chose la plus précieuse », a déclaré Juan Manuel Santos lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le président colombien a assuré qu’avec le concours des Nations Unies, les autorités colombiennes compétentes allaient enquêter sur ce meurtre. L’ELN, dernière guérilla active de Colombie, a annoncé la semaine dernière avoir tué Aulio Isarama Forastero, gouverneur de la réserve indigène Catru Dubaza Ancoso de l’Alto Baudo, dans le département forestier du Choco (ouest).

Ce meurtre constitue la première violation du cessez-le-feu bilatéral conclu par l’ELN et le gouvernement du président Juan Manuel Santos et entré en vigueur le 1er octobre dans le cadre des pourparlers de paix menés depuis des mois à Quito, capitale de l’Equateur voisin.

L’ELN, l’Armée de libération nationale est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien après les FARC-EP. Le gouvernement et l’ELN, qui compte encore 1.500 combattants selon les autorités, ont entamé mercredi le quatrième cycle de leurs pourparlers à Quito. L’ELN est placée sur la liste des organisations terroristes des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne.

(Avec, AFP, et PC)

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