Horizon 2050 : des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents
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Horizon 2050 : des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents

Des étés de plus en plus chauds, voilà ce qui nous attend pour les 20 prochaines années en raison de l’activité humaine et de ses effets sur les changements climatiques.

Telle est la conclusion à laquelle arrivent les chercheurs du consortium sur les impacts climatiques du Pacifique (Pacific Climate Impacts Consortium) de l’Université de Victoria en Colombie-Britannique.

Le climatologue Francis Zwiers y démontre que des étés très chauds ont 70 fois plus de chance de se produire à l’avenir qu’au cours des 40 dernières années.

Donc, toujours selon le professeur Zwiers, à compter de 2050, les étés seront plus chauds que tous les étés que nous avons connu à ce jour.

Pour arriver à cette conclusion, il a étudié l’indice de température au thermomètre-globe mouillé, une mesure utilisée notamment quand vient le temps de déterminer les niveaux sécuritaires d’exposition au soleil pour les travailleurs en extérieur.

Une évidence « évidente »

Francis Zwiers, climatologue (Pacific Climate Impacts Consortium)

« The evidence is very clear that we humans are raising the temperature of the planet by emitting more greenhouse gas into the atmosphere. »

(Trad. : C’est on ne peut plus clair que nous, les humains, avons fait augmenter la température de la planète en émettant de plus en plus de gaz à effet de serre.)

Francis Zwiers, climatologue

Le professeur Zwiers et ses collègues ont étudié des changements de températures dans 10 régions du globe. Des étés plus chauds causés par l’activité humaine et ses effets sur le climat se pointent partout. L’Asie et le pourtour méditerranéen sont les plus touchés.

Un problème là pour rester

« There is strong evidence to suggest that the warming that we have caused is not going to be rapidly reversible. It’s essentially permanent on an intergenerational timescale. »

(Trad.:  Il appert que ce réchauffement que nous connaissons ne sera pas ralenti dans un avenir rapproché. L’échelle de modification de cette situation est de l’ordre de l’intergénérationnel sinon de permanence.)

Francis Zwiers, climatologue

Inondations, feux de forêt

Fort McMurray, mai 2016 (CBC)

Les conclusions de l’étude annoncent une augmentation du nombre d’épisodes de conditions climatiques extrêmes, allant des inondations aux feux de forêt.

(Faisal Mahmood/Reuters)

L’indice de Température au thermomètre-globe mouillé

L’indice de Température au thermomètre-globe mouillé, de son nom originel Wet Bulb Globe Temperature (WBGT), est un indice composite de température utilisé pour estimer les effets de la température, de l’humidité, et du rayonnement du soleil sur l’humain.

C’est le seul indice de température ressentie à tenir compte du rayonnement solaire, contrairement à l’indice de chaleur (ou de température ressentie) – Heat Index du National Weather Service des États-Unis – ou encore de l’Indice Humidex du Service météorologique du Canada.

L’indice WBGT a été élaboré par les Marines américains en 1956  pour réduire le risque de traumatismes liés au stress thermique chez les nouvelles recrues et a été révisé à plusieurs reprises. Il est utilisé en hygiène industrielle, mais aussi par les athlètes et les militaires pour déterminer les niveaux d’exposition à des températures élevées.

L’étude du professeur Zwiers et de ses collègues (anglais)

RCI, PC, CBC

Catégories : Environnement, International
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