À gauche, Robert Day, chercheur et spécialiste du cancer de la prostate. À droite, Robert Sabbagh, urologue et chirurgien. Ils sont les deux principaux chercheurs responsable de l’étude.

À gauche, Robert Day, chercheur et spécialiste du cancer de la prostate. À droite, Robert Sabbagh, urologue et chirurgien. Ils sont les deux principaux chercheurs responsable de l’étude.

Cancer de la prostate : des chercheurs canadiens font une percée majeure

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Le mouvement Movember représente le prétexte idéal pour les chercheurs Robert Day et Robert Sabbagh et leur équipe de l’Université de Sherbrooke de rendre publique leur découverte d’un mécanisme biochimique majeur qui pourrait être au cœur de la progression de cette maladie, qui est le premier cancer en importance chez les hommes. 

L’étude, publiée dans la revue scientifique Cancer Research, apparaît si prometteuse que l’équipe travaille déjà sur d’éventuelles applications diagnostiques et thérapeutiques.

Les chercheurs de la Faculté de médecine de l’université québécoise ont réussi à comprendre le mode de fonctionnement d’une forme alternative de l’enzyme PACE4, une proprotéine qui est surexprimée dans le cancer de la prostate et qui semble bloquer la progression du cancer d’une manière indépendante des androgènes. Il faut toutefois dire que la base de sa surexpression et comment ses effets inhibiteurs de croissance agissent demeurent inconnus pour les scientifiques.

« Tous nos efforts de recherche se sont concentrés sur la protéine PACE4 dans le cancer de la prostate, alors de retrouver une forme alternative fut une grande surprise, révèle le professeur Day. Cette découverte fortuite s’avère très importante, car nous savons aujourd’hui que c’est la forme alternative qui joue un rôle important dans la progression des cellules cancéreuses. »Dr Robert Day, chercheur principal

Appelée PACE4 alternative, cette protéine isoforme résulte d’une transformation interne de sa grande sœur, PACE4. Contrairement à PACE4, qui se retrouve dans toutes les cellules du corps, la PACE4 alternative se situe uniquement dans les cellules cancéreuses. La PACE4 alternative se retrouve également dans d’autres cancers tels que le cancer de la thyroïde, du pancréas et des poumons.

  • Chez les hommes au Canada, le cancer de la prostate est le cancer le plus couramment diagnostiqué et la troisième cause de décès par cancer, après les cancers du poumon et du côlon et rectum.
  • Le taux de nouveaux cas de cancer de la prostate diagnostiqués a augmenté de 1,1 % par année en moyenne entre 1995 et 2006, puis a diminué de 3,8 % par année en moyenne entre 2006 et 2012.
  • Le taux de décès attribuables au cancer de la prostate a diminué de 2,9 % par année en moyenne entre 1995 et 2012, ce qui représente une baisse totale de 41,0 % au cours de cette période.
  • Entre 1995 et 2012, l’âge médian au diagnostic de cancer de la prostate est passé de 71 à 67 ans, alors que l’âge médian au décès par cancer de la prostate a augmenté de 78 à 82 ans.  Source : Statistique Canada

Pour plus d’informations, regardez ce reportage vidéo sur cette découverte réalisé par le service des communications de l’Université de Sherbrooke :

Radio Canada International avec le Service des communications de l'Université de Sherbrooke, Statistique Canada et la revue Cancer Research. 
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Catégories : Santé, Société
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Un commentaire pour «Cancer de la prostate : des chercheurs canadiens font une percée majeure»
  1. Avatar Serge dit :

    Très bonne recherche. Un indice de plus!