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Ontario : la voix des jeunes largement exclue des rapports sur les incidents graves dont ils sont victimes

« Les rapports d’incidents graves constituent une source importante de renseignements qui peuvent agir comme système d’alerte précoce pour les organismes de surveillance. Chaque personne recevant des rapports d’incidents graves concernant un enfant pris en charge devrait lire le rapport, déterminer si elle comprend bien ce qui est arrivé, y compris du point de vue de l’enfant, et veiller à ce que l’enfant soit en sécurité. »Irwin Elman, intervenant en faveur des enfants de l'Ontario.

En vertu de la loi, les fournisseurs de services aux enfants doivent aviser le ministère des incidents jugés de grande importance, y compris dans les catégories des décès, des blessures graves ou de la contention physique, et ce, dans les 24 heures qui suivent l’incident. Les conclusions importantes qui ressortent de l’analyse du bureau sont particulièrement inquiétantes compte tenu du fait que plusieurs de ces situations n’exigent pas – et ne comportent pas – le point de vue de l’enfant. À l’heure actuelle, le point de vue de l’enfant est requis uniquement dans les situations de recours à la contention physique. Le Bureau de l’intervenant recommande que le point de vue du jeune impliqué dans un incident soit un élément requis dans toutes les catégories de rapports d’incidents graves.

Voici quelques-unes des principales conclusions de l’analyse :

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  • Contention physique : La moitié de tous les RIG soumis (2230) portaient sur le recours à la contention physique sur un jeune. Parmi ces rapports, 37 % impliquaient des jeunes reconnus comme étant atteints d’une déficience développementale ou soupçonnés d’en être atteints. Vingt-cinq organismes étaient à l’origine de 80 % de ces rapports.
  • Communications avec la police : Un RIG sur trois (36 %) impliquait la police. La majorité des interactions policières portaient sur des personnes disparues (49 %) ou sur une crise liée à la santé physique ou mentale (24 %).
  • Incapacité : Vingt-cinq pour cent des SIG portaient sur un jeune atteint d’une incapacité.
  • Personne disparue : Dix-huit pour cent des SIG faisaient mention de jeunes portés disparus. Dans 37 signalements, le rapport précisait que le jeune était exposé à un risque élevé.
  • Automutilation : Quatorze pour cent, soit 641 de tous les RIG soumis, signalaient des comportements d’automutilation. Plus de la moitié (54 %) des signalements d’automutilation concernaient des filles, tandis que 42 % portaient sur des garçons.

Au cours des prochains mois, le Bureau dit vouloir organiser une série de tables rondes avec des sociétés d’aide à l’enfance et des fournisseurs de services en établissement provenant de partout en Ontario afin de discuter des conclusions du rapport. À l’heure actuelle, le Bureau de l’intervenant mène également une enquête systémique sur la contention physique afin d’explorer le sujet de façon plus détaillée.

Le rapport publié mardi par l’intervenant en faveur des enfants de l’Ontario constitue un suivi lié aux conclusions initiales du Bureau sur les RIG, publiées en 2016 et qui présentent une analyse exhaustive et une discussion portant sur l’incidence de ces conclusions. Le rapport a analysé les incidents graves qui ont été signalés au ministère entre le 1er janvier 2014 et le 31 mars 2014. La Dre Kim Snow de l’Université Ryerson, était la chargée de recherche principale du rapport.

Radio Canada International avec le Bureau de l'intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l'Ontario
Catégories : Société
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