Armes à feu. Photo : iStock

La violence avec armes à feu est en augmentation au Canada depuis 2013

Share

En 2016, 223 homicides ( ce chiffre comprend des cas de suicides, d’accidents et de morts dans le cadre d’opérations policières ) ont été commis avec des armes à feu, soit 44 cas de plus par rapport à 2015. Ottawa dévoile une nouvelle stratégie sur cinq ans pour combattre ce fléau national.

L’Utilisation d’armes à feu surpasse celui d’armes blanches ou de coups portés depuis 2013

Sur les 223 cas d’homicides commis avec des armes à feu au Canada en 2016, plus de la moitié sont liés au gang qui sévit davantage dans les grandes villes du pays.

Les homicides liés aux gangs et impliquant des armes à feu ne font pas exception à la règle. Uniquement en 2016, les services policiers ont signalé 141 homicides liés aux gangs, soit 45 de plus qu’en 2015. Depuis 2013, le nombre d’homicides liés aux gangs a presque doublé dans les grandes villes canadiennes.

À titre d’illustration, tenez ce tableau sur l’accroissement du nombre de saisies préventives d’armes à feu pour la seule ville de Trois-Rivières au Québec entre 2015 et 2017:

Cette situation préoccupe les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux qui unissent leurs efforts pour soutenir les initiatives de prévention.

Une nouvelle initiative de 326 millions est annoncée par Ottawa dans le cadre de la lutte contre l’augmentation de la violence liée à l’utilisation des armes à feu.

Il faut mentionner que le registre fédéral sur les armes à feu a été aboli depuis 2012 et qu’au mois de mars, le gouvernement a déposé un projet de loi pour resserrer le contrôle.

Dans son projet de loi, le gouvernement fédéral propose notamment la vérification exhaustive du passé de tous les acheteurs potentiels d'armes, et ce, sans limite dans le temps. Mais, les Libéraux sont catégoriques : ils ne rétabliront pas le registre des armes à feu.
Une remise en perspective de ces chiffres du gouvernement fédéral dans cette analyse de CBC

ANALYSIS

Liberals' claim of 'steady increase' in gun crime rests on a 'drastic' comparison to a low-crime year

Comment bien diriger les nouveaux fonds alloués à la lutte contre le fléau?

Le ministre de la Sécurité publique tire la sonnette d’alarme dans un nouveau rapport sommaire du sommet sur la lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs.

Parmi les principales considérations reflétées dans ce rapport :

L’augmentation du taux de criminalité liée aux armes à feu et aux gangs depuis 2013, et la nature évolutive des gangs, qui sont de plus en plus fluides, mobiles et innovateurs dans leur utilisation de la technologie.

La nécessité pour les organismes d’application de la loi d’intégrer les efforts et d’avoir accès à plus de ressources pour l’analyse, la recherche et la formation, et d’améliorer l’échange d’information entre tous les partenaires.

L’importance des ressources pour la sécurité frontalière afin de prévenir la contrebande d’armes à feu.

« Nous sommes reconnaissants pour les commentaires judicieux de nos partenaires au Sommet sur la lutte contre la violence liée aux armes à feu et les idées qui découleront de notre appel pour des projets visant à prévenir la criminalité. Ensemble, nous agissons conjointement pour faire avancer les initiatives de prévention, d’intervention et d’application de la loi. »

Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

Tous les ans à partir de 2019, le gouvernement fédéral compte investir des ressources additionnelles de 100 millions pour faire face à l’accroissement de la criminalité lié à l’utilisation des armes à feu.

Le sommet sur cette cause a mobilisé près de 200 participants à Ottawa au mois de mai. Parmi ces participants, il y avait des représentants de différentes organisations de jeunes, de groupes autochtones, de groupes communautaires et ethniques, de représentants de structures d’application de la loi.

Source : gouvernement fédéral et Radio-Canada

À lire aussi :

D'importants détaillants d'armes, dont Walmart, se rendent aux arguments des élèves de Parkland

Le boycottage d'un fabricant d'armes réjouit des consommateurs canadiens
Share
Mots-clés : , , , , , , ,
Publié dans : Politique, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*

4 comments on “La violence avec armes à feu est en augmentation au Canada depuis 2013
  1. Avatar Eric Haché dit :

    Je ne suis pas journaliste mais en fessant une recherche internet de quelques minutes on peut constaté que les statistiques cités (2013) ne sont pas la norme mais bien une anomalie statistique. Même si on ne tient pas compte de cette anomalie et on laisse les chiffres nous lancer dans une peur des armes a feu (qui peut être justifié) C-71 ne fera que très peu ou rien pour contrée la violence liée aux gangs et organisation criminel. Il serait intéressant de voir un article qui démontrerais comment C-71 vas reduire la criminalité et la violence liée aux armes à feu. Le seul point qui semble prometteur est le fais de vouloir vérifié les antécédents des gens qui applique pour leur permis mais encore là les explications semble nébuleuse à savoir se qui vas être utilisé comme standard de qualification ou de rejet.

  2. Avatar Jean-Marc dit :

    Exactement comme dis par Jeff, la C-71 ne fais absolument rien pour réduire la criminalité souligne dans cet article. 100 millions? Encore de l’argent gaspillé simplement pour attirer des votes Libéraux. Une simple recherche démontre comment cet numéros sont manipulée.

  3. Avatar Etienne Tremblay dit :

    Ces statistiques sont biaisees dues à une année record en 2013. Vos confrères de la CBC ont produit un article accusant Goodall de manipuler les statistiques pour des fins politiques. Montrez donc un peu plus de rigueur et consultez également les années préalables.

  4. Avatar Jeff Bergeron dit :

    Le problème, c’est que le fameux projet de loi C-71 ne règle pas le problème d’armes a feux qu’on a au Canada présentement. La plus grande partie des homicides sont commis par les gangs, mais C-71 ne concerne que les citoyens qui ont leur permis d’armes a feux légal et qui ne sont pas du tout un problème. L’augmentation de la violence n’a pas rapport avec les armes, mais avec les situations de gangs, drogues, activités illégales, etc… Les armes ne sont qu’un outil, restreindre d’avantage l’outil va peut-être réduire le nombres de crimes avec l’outil cité, mais ca va pas régler le problème de violence. Ça peut même l’augmenter, dans certains cas.

    Les propriétaires d’armes a feux légal du Canada ont déjà de multiples restrictions a respecter et se font déjà quotidiennement vérifier par la GRC dès qu’ils possèdent un PPA (Permis Possession et Acquisition) restreint (Pistolets, revolvers, armes courtes).

    C’est un peu ridicule de qualifier les armes a feux comme un problème au Canada. On a déjà un système très exigeant et complet pour l’obtention d’armes a feux. Rajouter d’avantages de restrictions ne va avoir que très peu, voire pas du tout d’effets contre les quelques problèmes qu’on a en rapport avec les armes.