Le photographe Bruce Monk a travaillé au Ballet royal de Winnipeg de 1984 à 2015. Photo : Associated Press/Wally Santana

Recours collectif contre Bruce Monk et Ballet royal de Winnipeg : en cause des photos nues et sexualisées d’étudiants

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C’est depuis environ un mois qu’un recours collectif national est autorisé contre Bruce Monk et le Ballet royal de Winnipeg. 

RCI avec Waddell Philips Professional Corporation et Radio-Canada

Les faits ayant incité au recours collectif

La Waddell Philips Professional Corporation, qui représente les plaignants, estime que Bruce Monk, alors enseignant et photographe au Ballet royal de Winnipeg, a pris des photos nues, semi-nues et sexualisées d’étudiants de l’établissement.

En plus de les photographier ainsi, l’enseignant aurait publié et diffusé certaines photos sur Internet et en aurait vendu d’autres.

Le Student Class (groupe des étudiants) désigne ceux au nom desquels le recours collectif est intenté. Ils étaient inscrits dans cette école de 1984 à 2015. C’est là qu’ils auraient été photographiés en privé par leur enseignant.

Le groupe des étudiants comprend un « Privacy Subclass » (sous-groupe – vie privée) composé de membres dont les photographies intimes prises par Bruce Monk ont été affichées sur Internet, vendues, publiées ou autrement affichées dans un contexte public. Un « Family Law Class » (groupe – droit de la famille) a également été autorisé. Il inclut les personnes à charge des membres du groupe des étudiants, comme définies par l’article 61 de la Loi sur le droit de la famille, L.R.O. 1990, c. F.3. Cette catégorie peut inclure les conjoints, les enfants, les petits-enfants, les parents, les grands-parents, les frères et les sœurs.

Les plaignants lui reprochent d’avoir fait tout cela sans leur consentement. C’est ainsi qu’en plus de l’accuser de violation de confidentialité et d’abus de confiance, il est mentionné dans le recours collectif que M. Monk n’a pas respecté ses obligations fiduciaires envers ses étudiants. Il a porté atteinte à leur intimité, a violé leur vie privée et a commis le délit de divulgation publique de faits privés.

 La plaignante principale, Sarah Doucet, allègue que Bruce Monk a exercé des pressions sur elle lorsqu’elle était adolescente afin de le laisser la prendre en photo à demi dénudée. Il aurait ensuite diffusé ces photos en ligne. Selon un document de la poursuite civile déposée à la Cour du Banc de la Reine du Manitoba le 22 novembre, la femme a accusé l’ancien professeur et photographe Bruce Monk d’agression sexuelle, d’exploitation de mineur et de trafic de personne pour des incidents qui ont eu lieu dans les années 1990.

Le Ballet royal de Winnipeg, situé au centre-ville. Photo : Radio-Canada

La défense nie tout

En l’absence de preuves pour corroborer toutes ces allégations, la défense rejette en bloc tous les faits qui n’ont pas été prouvés devant un tribunal jusqu’à présent.

L’employeur de M. Monk, le Ballet royal de Winnipeg, n’échappe pas au recours collectif, sur la base de sa responsabilité du fait d’autrui, notamment pour : « la conduite délictueuse de son enseignant, pour sa propre négligence systémique d’avoir omis de superviser adéquatement la conduite de M. Monk et pour avoir ignoré la conduite inadéquate de ce dernier ».

Les avocats de la Waddell Philips Professional Corporation encouragent les personnes qui croient pouvoir être membres du recours collectif à communiquer avec eux.

À ce jour, 53 anciens élèves ont contacté [l’avocate de] Sarah Doucet pour se faire connaître en tant que membres potentiels du recours collectif, ou ont été identifiés par des témoins comme faisant partie des élèves dont les photos sont sur Internet et qui auraient pu être photographiés par M. Monk dans un cadre privé », peut-on lire dans la décision de justice.

Le recours exige d’ailleurs des dommages et intérêts à M. Monk pour le tort qu’il a causé.

Durant les nombreuses années pendant lesquelles il était employé par la compagnie, M. Monk a amassé des milliers d’images intimes. Entre autres, il a mis en vente des copies de ces images par le biais de sites de commerce en ligne, à destination d’acheteurs partout au pays, y compris en Ontario.  Margaret Waddell, avocate de la Waddell Phillips
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Catégories : Internet et technologies, Société
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