Des secouristes scrutent la coque d'un traversier qui s'est renversé sur le lac Victoria, en Tanzanie. Photo : Reuters/Reuters TV

Naufrage d’un traversier sur le lac Victoria en Tanzanie : 126 morts et une quarantaine de disparus

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La Tanzanie est en deuil après ce naufrage qui a entraîné la mort de 126 personnes jeudi, selon le dernier bilan du ministère des Transports.

RCI avec l'AFP et Radio-Canada

La surcharge et la vétusté seraient à l’origine du naufrage

Les témoins affirment avoir vu un traversier bondé sur le lac Victoria. La capacité réelle de ce traversier est de 100 places. Selon les déclarations de ceux qui étaient sur les lieux, le nombre de personnes à bord pouvait largement dépasser le double de cette capacité.

Le bilan provisoire fait état de 126 morts et d’une quarantaine de rescapés.

Le ministre tanzanien des Transports a pris la parole pour tenter de donner quelques précisions à ce sujet.

« Pour le moment, nous déplorons 126 morts […] Les opérations se poursuivent », a déclaré Isack Kamwele.

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Le lac Victoria à cheval sur l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. Crédit Radio-Canada

Avec une superficie de 68 800 kilomètres carrés, le lac Victoria est considéré comme le plus grand d’Afrique. Il n’est pas rare de voir des navires surchargés sillonner ce lac à cheval sur l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. 

C’est un lac très achalandé tout le long de l’année. Les populations vont y laver leurs véhicules, d’autres vont y pêcher, car le lac est particulièrement riche en ressources halieutiques.

Des personnes partent d’autres pays voisins, et même éloignés, dont la Chine et l’Inde, pour traverser le lac à la recherche de matières premières : or, diamant et autres métaux précieux. C’est dire que ce lac est une ressource stratégique pour la région est-africaine, voire pour toute l’Afrique.

La cause de l’accident n’était pas immédiatement claire, mais de tels naufrages en Tanzanie sont souvent dus à la surcharge des embarcations. Photo : Radio-Canada

Un pays endeuillé pour la deuxième fois par un naufrage

Il demeurait difficile, vendredi, de déterminer précisément combien de personnes se trouvaient à bord du traversier dénommé MV Nyerere, quand il a chaviré jeudi après-midi, non loin du débarcadère de l’île d’Ukara où il était censé se rendre. 

Selon l’AFP, John Mongella, le gouverneur de la région de Mwanza, où l’événement s’est produit, n’a pas pu donner plus de précisions sur ce nombre. En général, les autorités sont peu strictes en ce qui a trait à la sécurité à bord des traversiers. Les registres des passagers ne permettraient pas d’en savoir davantage, comme ils sont mal tenus.

Les recherches se sont poursuivies toute la journée pour tenter de repêcher d’autres corps. Une dame âgée a déclaré que son fils était à bord avec sa femme et que son corps a pu être remonté en surface, sans que les secouristes parviennent à retrouver celui de sa belle-fille. Plusieurs témoignages tout aussi douloureux ont été diffusés à la télévision nationale.

Il se pourrait qu’un déplacement massif vers l’avant du traversier, à l’approche du quai, ait été à l’origine du déséquilibre qui l’a fait chavirer.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit sur le lac Victoria. En 1996, plus de 800 personnes avaient perdu la vie dans le naufrage du traversier Bukoka, à quelques encablures de Mwanza. Comme dans le cas du MV Nyerere, la vétusté et la surcharge avaient été mentionnées parmi les causes possibles du naufrage.

Les passagers, pour la plupart des habitants de l’île d’Ukora, se rendaient comme d’habitude dans la localité de Bulgolora, située dans l’île voisine, Ukerewe, pour se ravitailler. Le MV Nyerere transportait aussi des marchandises lorsqu’il a chaviré. Ce qui a mis le pays tout entier dans l’émoi et la consternation.

Le pape François a transmis les condoléances du Vatican au peuple tanzanien si durement éprouvé. L’opposition au président John Magufuli a demandé qu’une journée de deuil national soit proclamée.

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Catégories : International, Société
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