Des immigrants lors d'une cérémonie de citoyenneté au Canada. Crédit: Radio-Canada

Intégration des immigrants : le Canada parmi les pays qui enregistrent de bons points, selon l’OCDE

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L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a publié une comparaison internationale détaillée des résultats des immigrants, de leurs enfants et de leur évolution dans le temps, pour tous les pays de l’Union européenne et de l’OCDE ainsi que pour certains pays du G20. Le Canada y occupe une place de choix.

Une analyse basée sur le bien-être social

S’installer en 2018 : Indicateurs d‘intégration des immigrants, tel est le titre du rapport de l’OCDE.

Il s’appuie sur 74 indicateurs couvrant les dimensions clés de l’intégration, notamment l’emploi, l’éducation, le logement, la santé, l’engagement civique et l’inclusion sociale. Une attention particulière est accordée aux jeunes de parents immigrants et aux questions de genre.

Prenant en compte tous les indicateurs mentionnés, le Canada apparaît chaque fois au 4e ou au 7e rang des pays qui enregistrent de bonnes performances, avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui sont très souvent au sommet. En ce qui a trait à la santé, le Canada supplante tous les pays analysés.

Voici en résumé les trois domaines vérifiés :

  • les conditions de vie,
  • le marché du travail et les compétences,
  • l’engagement civique et l’intégration sociale.

L’OCDE conclut que le Canada et de nombreux pays ont considérablement amélioré l’intégration des immigrants et de leurs enfants sur le marché du travail et dans la vie quotidienne. Cela se traduit concrètement par :

  • moins de chômage, moins de précarité (2 % d’immigrants vivent dans des logements insalubres et surpeuplés au Canada, contre 17 % dans l’Union européenne),
  • un accès plus facile à la citoyenneté (90 % au Canada, contre 59 % dans l’Union européenne),
  • une plus grande participation des immigrants aux processus démocratiques.

Toutefois, de nombreux problèmes subsistent au Canada et ailleurs, car beaucoup de choses demeurent inexploitées chez les immigrants. Leur inclusion dans différentes sphères reste à parfaire.

« Les pays ont considérablement amélioré leurs politiques en faveur de l’intégration des immigrés et de leurs enfants dans l’éducation, le marché du travail et la vie sociale de leur pays. Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour maximiser le potentiel encore inexploité des migrants en matière de contribution économique et sociale à leurs pays d’accueil », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría.

Différents visages de l’immigration. Photo : Radio-Canada

Quelques grandes tendances découlant du rapport de l'OCDE

La proportion d’immigrants hautement scolarisés a augmenté de 7 points de pourcentage au cours de la dernière décennie dans deux domaines (intégration sociale et engagement civique) dans pratiquement tous les pays de l’OCDE et de l’UE.

Dans tous les pays, la plupart des immigrants, plus de 80 %, expriment un fort sentiment d’appartenance à leur pays d’accueil, déclarant se sentir proches ou très proches de ce pays.

Malgré certaines améliorations, les immigrants n’ont souvent pas réussi à traduire des niveaux d’éducation globaux plus élevés en de meilleurs résultats sur le marché du travail.

La pauvreté relative des immigrés est également aujourd’hui plus répandue qu’il y a 10 ans, creusant encore les écarts avec les personnes nées dans le pays.

Dans l’UE, environ 14 % des personnes nées à l’étranger déclarent être victimes de discrimination en raison de leur origine ethnique, de leur nationalité ou de leur race. Cette proportion est moins importante au Canada.

Le rapport note également que près d’un tiers des migrants non européens vivant en Europe déclarent que la plupart des habitants de leurs quartiers partagent les mêmes origines ethniques.

Les niveaux de scolarité et les résultats des jeunes dont les parents sont immigrants ont également augmenté dans la plupart des pays au cours de la dernière décennie. Cela se traduit par de meilleurs résultats scolaires et une plus grande résilience à 15 ans, des taux d’abandon scolaire moins élevés et un niveau d’instruction plus élevé.

Cependant, les enfants d’immigrants continuent de prendre du retard par rapport à leurs pairs de parents nés dans le pays, notamment en Europe, alors que ce n’est l’inverse que dans quelques pays de l’OCDE non membres de l’UE, comme le Canada.

Les hommes immigrés ont un taux d’emploi supérieur de 3 points de pourcentage à celui des hommes nés dans le pays.

Les femmes immigrées ont un taux inférieur de 1 point à celui de leurs homologues nés dans le pays, ce qui représente un écart total de 6 points en Europe.

Lorsqu’elles sont employées, les femmes immigrées occupent également plus souvent des emplois à temps partiel et qui demandent peu de qualifications – notamment en Europe du Sud (sauf au Portugal), ainsi qu’au Chili, en Corée et en Slovénie, où plus de 30 % des immigrantes avaient des emplois exigeant plus de qualifications.

Le rapport constate également que l’inactivité généralisée et l’emploi à temps partiel des femmes immigrées sont souvent involontaires, plus souvent que pour leurs pairs nés dans le pays.

RCI avec des informations de l'OCDE
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Publié dans : International, Société

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