L'esclavage des enfants est un phénomène dont on parle peu malgré son étendue à travers le monde (World Vision Canada)

L’esclavage des enfants encore et toujours un fléau planétaire

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Le mardi 16 avril est la Journée internationale contre l’esclavage des enfants. Instituée en 1995, cette journée commémore la mort brutale d’un jeune pakistanais de 12 ans, vendu par sa famille qui voulait rembourser une dette. Le tort du jeune garçon? Il avait voulu dénoncer les mauvais traitements qu’il subissait. Aujourd’hui, on se rappelle que dans le monde, des millions d’enfants font office d’esclaves.

Depuis le triste événement survenu au Pakistan, le 16 avril est l’occasion de se rappeler un certain nombre de faits et de chiffres. Les enfants esclaves contribuent chaque année pour plus de 19 milliards de dollars canadiens au PIB mondial. On estime par ailleurs que les enfants représentent plus de 10 % des travailleurs mondiaux. Et plus de 20 000 d’entre eux sont tués chaque année en plein ouvrage.

Selon le site World Counts, chaque année, 1,2 million d’enfants font l’objet d’un trafic dans le monde. Les enfants victimes de la traite sont donc utilisés par des tiers à des fins lucratives, souvent dans des conditions de violence, d’abus et de menaces. Ils travaillent dans des fermes, des mines, des usines, la construction, les fours à briques, les bars, l’industrie du tourisme ou les travaux domestiques.

Les droits des enfants sont bafoués dans plusieurs régions en conflit.
Photo : Charles Lemodong Agence France-Presse

On les exploite également dans la prostitution ou la pornographie, la mendicité forcée, la petite délinquance et le commerce de la drogue. Les jeunes filles sont forcées de se marier. Garçons et filles sont utilisés par des groupes armés. L’UNICEF estime à 300 000 le nombre d’enfants soldats, dont certains sont même âgés de moins de 10 ans.

Pour sa part, l’Organisation internationale du travail (OIT) estime que 10 millions d’enfants dans le monde sont victimes d’esclavage, de traite, de servitude pour dettes et d’autres formes de travail forcé, de recrutement forcé pour un conflit armé, de prostitution, de pornographie et d’autres activités illicites.

Olivia Lecoufle

Au Canada, même s’il est difficile d’accoler des chiffres à l’esclavage des enfants, on présume qu’il doit en exister. Mais surtout, on veut sensibiliser les Canadiens à cet enjeu comme nous l’explique Olivia Lecoufle, conseillère technique en protection des enfants à Save the Children/Aide à l’enfance Canada.

Olivia Lecoufle, Save the Children Canada

L’OIT affirme que 114 millions d’enfants qui travaillent sont âgés de moins de 14 ans. De plus, 72 millions d’enfants effectuent des travaux qui mettent directement en danger leur santé, leur sécurité et leur développement moral.

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