Le chef du Parti conservateur uni, Jason Kenney, salue ses partisans réunis à son quartier général électoral à Calgary après sa victoire aux élections du 16 avril 2019. Photo: Reuters / Chris Wattie

Péréquation : menace à peine voilée du premier ministre désigné de l’Alberta de couper les vivres au Québec

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L’élection de Jason Kenney viendra-t-elle obscurcir les relations avec le Québec en ce qui concerne les dossiers de la péréquation et des pipelines?

Appel à soutenir la croissance économique en Alberta

Le chef du Parti conservateur uni a été élu premier ministre de l’Alberta.

À peine les résultats dévoilés, le premier ministre désigné a annoncé ses couleurs pour ce qui est de ses liens futurs avec le Québec, le fédéral et bien d’autres provinces canadiennes.

En ce qui concerne spécifiquement le Québec, le système fédéral de péréquation est en cause entre les deux provinces, et M. Kenney estime que le Québec doit soutenir l’industrie pétrolière albertaine qui est le socle de l’économie provinciale et qui soutient les emplois. C’est en le faisant que les Québécois pourraient espérer en retour des transferts massifs dans le cadre de ce programme.

« Si le Québec et les autres provinces veulent accepter des transferts massifs venant de l’Alberta, s’il vous plaît, aidez-nous pour le développement de notre économie », a-t-il dit à Radio-Canada.

Le Québec est ainsi appelé à faire preuve d’une plus grande ouverture à la construction des pipelines qui permettront d’acheminer l’importante ressource pétrolière albertaine vers les marchés régionaux et mondiaux.

François Legault, premier ministre du Québec – Photo : Radio-Canada

Un appel qui frappe un mur

Au Québec, la réaction des principaux responsables politiques est sans appel.

Le premier ministre François Legault, qui avait qualifié le pétrole albertain d’énergie sale, a opposé une fin de non-recevoir à l’idée d’ouvrir la voie à la construction de nouveaux pipelines. Par contre, il s’est dit disposé à entendre le dossier du gaz naturel qui générera des revenus supplémentaires et évitera à sa province de dépendre éternellement du système de péréquation, qui va être en vigueur au Canada jusqu’en 2022.

« Il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un nouvel oléoduc pétrolier. Par contre, on est ouvert au projet de gaz », a souligné M. Legault.

Dans le camp de l’opposition, la menace du premier ministre désigné de l’Alberta ne semble pas l’inquiéter outre mesure, plusieurs élus ayant mis de l’avant la compétence fédérale dans la gestion de la péréquation.

Carlos Letao, porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de finances, a abondé dans le même sens que M. Legault et son ministre de l’Environnement, Jonathan Julien, en soutenant que le peuple québécois n’est pas prêt à accepter à nouveau les pipelines.

Durant les 28 jours de campagne électorale qui a permis d’observer une vague bleue en Alberta, M. Kenney a répété son idée de redonner confiance aux Albertains, par la relance de l’économie, ce qui passe par la concrétisation des projets de pipelines et l’acheminement vers des terminaux de distribution.

Il en a fait presque une obsession, c’est pourquoi il brandit la menace de la péréquation, en mentionnant l’idée d’aller, si possible, devant les tribunaux pour contester ce système. Cette question vient en rejoindre bien d’autres, dont la taxe carbone, ce qui annonce des relations particulièrement houleuses avec les libéraux fédéraux.

Installation pétrolière à Fort McMurray en Alberta Photo : AFP / MARK RALSTON

Source: Radio-Canada

RCI avec Radio-Canada

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Catégories : Politique
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