Près de la moitié des personnes en relation préfèrent le garder secret. (Photo : iStock)

Un Canadien sur trois aurait une romance au travail, mais beaucoup la garderaient secrète

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Rencontrer son âme sœur au travail n’arrive pas que dans les films et les séries. Selon une étude de l’entreprise ADP, un tiers des Canadiens entretiendrait ou aurait entretenu une relation amoureuse avec un collègue de travail.

À partir d’une enquête en ligne sur 885 Canadiens employés à long terme ou à temps partiel, réalisée entre du 3 au 6 mai, la firme Léger « a cherché à comprendre si les employés sont familiers avec des politiques ou un code de conduite en ce qui a trait à ces relations », explique Pierre Colangelo, vice-président des ventes d’ADP dans la région de Québec.

L’enquête avait aussi pour but d’analyser si un employé cachait ou non cette relation et quel impact cela avait sur lui et ses collègues.

Les questions s’intéressaient principalement aux relations entretenues, sur l’amour au travail et sur le niveau de confort, mais aussi sur la vision positive ou non de ces relations.

Près de la moitié des personnes en relation préfèrent garder le secret

D’après l’étude, 45 % des Canadiens entretenant une relation amoureuse au travail la cacheraient. Et 27 % ne l’auraient dit à personne.

Ce nombre augmente lorsqu’il s’agit de parler de sa relation avec le département des ressources humaines de l’entreprise (37 %) ou encore avec la direction (40 %).

Les raisons pour expliquer cette discrétion sont nombreuses, dit M. Colangelo :

Pierre Colangelo explique pourquoi les Canadiens ont tendance à cacher leurs romances au travail. (Photo : iStock)

Malgré ces craintes, les employés ne sont pas effrayés par les relations amoureuses au travail. Ainsi, 83 % auraient même indiqué être ouverts à cette idée, car ils n’y verraient aucun problème.

Des types de relations différents

Si l’on se penche sur les relations elles-mêmes, le sondage révèle que 19 % des personnes qui ont eu une relation avec quelqu’un au travail ont dit avoir ressenti des pressions pour en arriver là.

Les pressions peuvent être de plusieurs sortes. Certains auraient dû le faire pour obtenir des projets importants ou encore pour progresser dans leur carrière. D’autres l’auraient fait pour être bien vus par l’entreprise ou encore tout simplement pour conserver leur poste.

En ce qui concerne les personnes en relations, 1 répondant sur 10 dit avoir entretenu une relation amoureuse avec un collègue occupant un poste de direction dans la même entreprise. Un résultat encore plus fréquent chez les Canadiens de 18 à 34 ans (16 %). Ces derniers seraient d’ailleurs plus enclins à avoir une relation amoureuse au travail (41 % contre 33 % au total).

Si vous voulez en savoir plus sur cette étude, vous pouvez la consulter ici ou visionner cette infographie fournie par ADP Canada.

Des résultats différents selon les provinces

Les coutumes dans le domaine des relations amoureuses au travail divergent selon les provinces canadiennes. Les habitants de la côte Atlantique seraient ceux qui auraient eu le moins de relations amoureuses au travail en comparaison avec le reste du Canada (81 % contre 66 %).

La province francophone du Québec est celle dans laquelle ces relations sont les plus libéralisées. Les Québécois voient cela comme une chance positive, à tel point que la province détient le plus haut pourcentage de couple qui aurait perduré dans le temps (13 %).

Pour les Ontariens par contre, presque la moitié (47 %) pensent qu’être en couple avec un collègue aurait un impact négatif sur le travail.

En Alberta, dans le centre du pays, 4 citoyens sur 10 sont au courant des politiques ou du code de conduite en matière de relations amoureuses dans leur entreprise, soit le plus haut pourcentage au pays.

Enfin, sur la côte du Pacifique, les résidents de la Colombie-Britannique sont beaucoup plus susceptibles de se sentir obligés d’avoir une relation au travail (16 % contre 7,5 % pour le reste du Canada).

La nécessité de mettre en place un code de conduite

Ce sondage a ainsi permis d’établir que les relations amoureuses au sein du milieu professionnel étaient assez courantes, mais qu’elles étaient souvent cachées. Aussi, pour changer cela, Pierre Colangelo pense qu’il faut promouvoir des codes de conduites dans les entreprises.

Pierre Colangelo parle des conclusions de son étude (Photo : iStock)

D’après les résultats obtenus, 50 % des entreprises n’auraient pas mis en place de politique liée aux relations amoureuses entre leurs employés.

Entrevue complète avec Pierre Colangelo, vice-président des ventes d’ADP dans la région de Québec. (Photo : ADP Canada)
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Catégories : Société
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