Un nouveau sondage a été mené auprès de 1 377 jeunes autochtones et non autochtones dans tout le pays afin de recueillir des données sur l'état de la réconciliation. (Photo : Adrian Wyld/THE CANADIAN PRESS)

Les jeunes Autochtones optimistes quant à une réconciliation à venir?

Share

En 2007, le Canada a entamé un travail de réconciliation entre les peuples autochtones et les non-Autochtones avec la création de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).

Elle visait à mettre en lumière les conséquences du système des pensionnats indiens et les répercussions intergénérationnelles sur les communautés autochtones.

La CVR s’est conclue en décembre 2015 avec un sommaire de « 94 appels à l’action » (et recommandations) pour favoriser la réconciliation entre les Canadiens et les Premières Nations.

Aujourd’hui, selon un sondage du Canadian Youth Reconciliation Barometer (Baromètre de réconciliation de la jeunesse canadienne), près de trois quarts des jeunes Autochtones seraient optimistes quant à une possible réconciliation d’ici la fin de leur vie.

Le sondage en ligne a été mené auprès de 1377 jeunes et a révélé que 73 % des jeunes Autochtones et 68 % des jeunes non-Autochtones étaient en partie ou très optimistes à ce sujet.

Il a été mené par l’Environics Institute for Survey Research, et il a été créé en collaboration avec Canadian Roots Exchange et la Mastercard Foundation.

(Les trois quarts des jeunes Autochtones sont optimistes quant à la possibilité d’une réconciliation au cours de leur vie, selon un sondage effectué par @Environics_Inst en partenariat avec @CdnRoots et la Mastercard Foundation.)

Au moins 682 jeunes Autochtones et 695 jeunes non-Autochtones âgés de 16 à 29 ans, répartis dans les 10 provinces et les 3 territoires ont été sondés du 22 mars au 29 avril 2019.

L’échantillon était représentatif par région, type de collectivité, sexe et groupe autochtone (Premières Nations, Métis, Inuit), selon les statistiques démographiques de 2016.

L’objectif du sondage était de créer une base de données pour évaluer les progrès réalisés en matière de réconciliation entre les jeunes après la CVR.

D’après Environics Institute, « les résultats de cette enquête révèlent que les jeunes de l’ensemble du Canada sont conscients et engagés lorsqu’il s’agit de l’histoire des relations entre les Autochtones et les non-Autochtones et, en particulier, de leur réconciliation. De plus, il y a un rapprochement frappant entre les jeunes Autochtones et les jeunes non-Autochtones sur plusieurs des questions abordées dans cette recherche […] »

 « Les deux populations s’entendent généralement sur les antécédents coloniaux du pays en matière de mauvais traitements infligés aux peuples autochtones, sur l’importance d’apporter des changements positifs, sur les obstacles qui se dressent sur leur chemin, sur ce qu’est la réconciliation et sur un optimisme partagé quant à sa réalisation au cours de leur vie. »

J’ai parlé de ces résultats avec Krista McNamara, une enseignante autochtone de 27 ans. Elle enseigne au secondaire dans la communauté autochtone de Mistissini, dans la région d’Eeyou Istchee, dans le Grand Nord du Québec.

Krista est Métis originaire de Penetanguishene, Ontario. Elle fait notamment partie du collectif Mamawi. J’ai commencé par lui demander ce qu’elle pensait de ce sondage :

Entretien avec Krista McNamara, jeune Autochtone du Québec (Photo : Krista McNamara)

Pour plus d’informations sur le sondage, il est disponible en anglais ici.

RCI avec CBC

Share
Catégories : Autochtones, Société
Mots-clés : , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*