Différents visages de l'empoi. Crédit : Istock

Qui sont les futurs travailleurs dont le Québec a tant besoin, où les trouver et comment les garder?

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Ce sont à coup sûr les moins qualifiés, car 60 % des emplois vacants dans la province ne nécessitent « aucune scolarité minimale », selon une étude Desjardins.

Recruter et maintenir : deux grands défis

Il y a plus de 120 000 postes à pourvoir au Québec en 2019. Le besoin a doublé en deux ans. Cette situation est due en grande partie aux départs massifs à la retraite. Les effets sont importants pour les 260 000 entreprises qui éprouvent des difficultés à trouver les travailleurs pour l’expansion de leurs activités.

Pour répondre à ce besoin urgent, il convient de développer des stratégies. Les experts soutiennent qu’en plus de compter sur l’immigration, les employeurs devraient aussi permettre la rétention sur le marché de l’emploi des travailleurs plus âgés en bonne santé, et mettre en place des mesures susceptibles d’attirer les jeunes vers des secteurs moins attrayants.

Dans chacun des cas, des dispositions particulières doivent permettre aux demandeurs d’emploi d’être rassurés sur quelques aspects :

  • reconnaissance des qualifications et des expériences professionnelles acquises à l’étranger. Cela permettra de répondre aux besoins d’une main-d’œuvre plus spécialisée, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des technologies de l’information, où les besoins sont de plus en plus importants;
  • flexibilité, souplesse d’horaires et services d’accommodement pour les travailleurs âgés ou ceux présentant des besoins particuliers;
  • conditions et milieux de travail intéressants;
  • bonification salariale conformément au niveau réel de chacun des travailleurs;
  • offres de formation et de perfectionnement pour une remise à niveau des travailleurs en lien avec les besoins de l’entreprise.

Un travailleur aîné discute avec son jeune collègue pendant une pause. Crédit : iStock

Mesures réglementaires et fiscales attrayantes

Les entreprises ne sont pas toujours dotées d’un service de ressources humaines bien outillé pour leur permettre de relever efficacement le défi du recrutement et du maintien en poste. Les experts soutiennent que le gouvernement devrait offrir des services d’accompagnement pour mieux comprendre les besoins des entreprises et les doter de meilleurs moyens pour recruter, développer et retenir le personnel.

L’État devrait par exemple mettre en place un cadre législatif et fiscal incitatif, pour faire en sorte que les travailleurs, surtout les plus âgés, ne soient pas découragés par une taxation excessive.

Étant donné que les emplois les plus en demande (dans les services, la restauration, le commerce de détail, et certaines tâches en usine) ne nécessitent pas obligatoirement une formation très spécialisée, les entreprises devraient chercher à recruter parmi les personnes moins qualifiées et les former, tout en mettant en place des incitatifs pour les garder le plus longtemps possible :

  • abonnements des travailleurs à différents services, aux frais de l’entreprise (ex. : centres sportifs);
  • système de récompenses (ex. : cartes cadeaux);
  • services de transport pour faciliter leur déplacement;
  • sorties culturelles et autres activités récréatives;
  • bien-être et santé mentale des travailleurs.
Avec Radio-Canada
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Catégories : Économie
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3 comments on “Qui sont les futurs travailleurs dont le Québec a tant besoin, où les trouver et comment les garder?
  1. Avatar cayo messey dit :

    très bien cet article! c’est mon projet de vous rejoindre bientôt au quebec . Souhaiterais avoir des contacts et des personnes qui pourront me guider dans ce projet.

  2. Alice Chantal Tchandem Kamgang Alice Chantal Tchandem Kamgang dit :

    Bonjour M. Tremblay. Je vous remercie de l’intérêt porté à notre article. Voici le lien vers l’étude Desjardins intitulée Point de vue économique, qui indique « qu’ au Québec et en Ontario, environ 60 % des postes à pourvoir exigent un diplôme secondaire ou encore aucune scolarité minimale » :

    http://images.transcontinentalmedia.com/LAF/lacom/penurie_main_doeuvre_QC_Ont_Desjardins2019.pdf

  3. Avatar Diane-Gabrielle Tremblay dit :

    bonjour
    je suis un peu étonnée de lire que ’60 % des emplois dans la province ne nécessitent aucune formation.’ !! …quelle est la source pour ceci ? ce % ne me semble pas correct… par ailleurs, il y a aussi des compétences acquises hors formation formelle qui sont souvent exigées, du savoir-être, des connaissances tacites aussi… Mais vraiment étonnée de ce chiffre de 60 % …quelle source ?