Photo Credit: ICI Estrie/Carl Marchand

Plus de chantiers à Montréal… et plus de rats, deux à trois plus en fait qu’il y a de Montréalais

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Sur les ondes d’une station de télévision privée, à Montréal, on faisait jeudi grand cas d’un groupe de locataires d’un immeuble géré par l’Office municipal de l’habitation (OMH) qui se plaignent de la présence de rats, et du fait que l’Office et la ville se renvoient la balle.

Dans une vidéo filmée par une famille d’origine colombienne, des rats grimpent et descendent sans gêne le long d’une rampe d’escalier. Mais l’affaire n’a rien d’exceptionnel. Plusieurs propriétaires ont pris l’habitude d’installer au bas des marches d’escalier d’incendie des cages pour capturer les intrus, car ils sont de plus en plus nombreux dans la métropole québécoise.

Il y aurait près de six millions de rats contre deux millions d’habitants. Selon les exterminateurs, le ratio de deux rats par habitant est le signe, en Amérique du Nord, d’une ville bien tenue, mais le ratio de trois rats pour chaque habitant nous en éloigne.

Non seulement certaines pratiques d’hygiène élémentaires semblent-elles faire défaut (bacs en plastique fermés pour les ordures plutôt que des poubelles ouvertes ou des sacs de plastique), mais le boom des récentes années de travaux de construction semble avoir contribué au problème d’infestation de rats dans les immeubles.

Les rats vivent de préférence dans les égouts, mais les entrepreneurs en construction qui creusent des trous dans les rues pour y réparer des conduites d’aqueduc ou d’égout multiplient les portes de sortie des rats qui, dérangés, vont se réfugier souvent dans les immeubles habités.

PHOTO : GETTY IMAGES / AFP/SANJAY KANOJIA

Une province canadienne à le dessus sur les rats : l’Alberta

Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique suggèrent aux villes qui ont des problèmes avec les rats de se doter d’une politique globale de lutte contre les rats. Ces villes pourraient s’inspirer du programme de dératisation mis en place dans les années 50 par l’Alberta.

Le gouvernement provincial prend des mesures extraordinaires pour tenir les rats à l’écart depuis 77 ans. Toutes les infestations présumées sont examinées et traitées à la source par les inspecteurs de l’Unité de lutte antiparasitaire ou, en anglais, le Rat Patrol!

Ironiquement, l’un des plus grands problèmes du combat de l’Alberta contre les rats, c’est que la plupart des Albertains ne peuvent pas réellement identifier les rats et les signes d’une présence des rats parce qu’ils ne s’y connaissent pas vraiment.

L’Alberta concentre ses efforts de lutte contre les rats dans une zone de 400 kilomètres de long et de 29 kilomètres de large, le long de la frontière avec la Saskatchewan et jusqu’au sud à la frontière avec les États-Unis.

La province est protégée des rats par sa géographie. À l’ouest, les montagnes Rocheuses sont un rempart naturel. Au nord, c’est la toundra. À l’est, l’hiver sur les plaines des prairies est long et les habitations humaines sont très dispersées. Au sud s’étendent des terres arides s’apparentant souvent au désert.

La province se targuait donc d’être à peu près sans rats pendant des décennies, mais elle a récemment subi des infestations inhabituelles dans le sud-est.

Voyez comment l’Alberta arrive à chasser ses rats un à la fois

LISEZ : De quoi se gratter : Toronto est la capitale canadienne des punaises de lit

(Sudbury & District Health Unit/www.bedbugsinfo.ca)

RCI avec la contribution d’Alexandra Szacka, Dominique Arnoldi et Marie Villeneuve de Radio-Canada

En complément

Des rats canadiens pleins de malbouffe, mais mangeant des fibres restent plus minces – RCI 

Deux histoires de rats – RCI 

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Catégories : Environnement, Société
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