Un groupe d’étudiants plante des arbres dans un parc. Crédit : Istock

Mobilisation syndicale pour dénoncer la discrimination salariale envers les étudiants à la ville de Sherbrooke 

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Cette discrimination constitue une atteinte aux droits fondamentaux des étudiants qui doivent être rémunérés à la hauteur des tâches qui leur sont confiées au même titre que les autres employés de la ville affectés aux mêmes tâches, souligne Mathieu Dumont, conseiller pour le recrutement au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Une question d’équité

Mathieu Dumont Crédit : Mathieu Dumont

M. Dumont déplore que la Ville sous-paie ses employés qui sont des étudiants. Pourtant, ils font exactement le même travail que les autres employés. Au moins 80 étudiants sur les 200 qui sont employés par Sherbrooke font exactement le même travail que les cols bleus. Ils seront par exemple affectés à l’entretien des parcs et à l’horticulture, entre autres, pourtant ils doivent se contenter du salaire minimum doublé de quelques avantages.

« C’est une injustice grave qui doit être vivement dénoncée », affirme Mathieu Dumont, qui relève qu’à « travail égal, le salaire devrait être égal », et que le statut d’étudiant ne devrait en aucun cas représenter un motif de discrimination.

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Des étudiants effectuent la collecte de déchets dans un parc. Crédit : iStock

Stratégie par la syndicalisation

Ne pouvant intervenir directement auprès de la Ville pour défendre les intérêts de ces étudiants, le syndicat des cols bleus de Sherbrooke, le SCFP 2729, a saisi le Tribunal administratif du travail, il y a quelques jours, avec une requête en accréditation. Le souhait est de voir les étudiants être intégrés dans la convention collective, afin que leurs intérêts soient mieux pris en compte par la Ville.

La syndicalisation des étudiants peut être hautement productive, soutient Mathieu Dumont. Elle exercera une certaine contrainte sur la Ville qui se verra obligée de réviser sa stratégie de rémunération, en respect de la décision de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Rendue il y a deux ans, cette décision remettait en cause le caractère discriminatoire d’un salaire différent pour un travail égal, en raison du statut d’étudiant.

Si la Ville décide en fin de compte de procéder à la réforme souhaitée, et si les étudiants concernés désirent revenir faire carrière pour la Ville, le syndicat canadien de la fonction publique indique que l’augmentation de leurs salaires devrait être rétroactive et couvrir les heures travaillées durant les saisons précédentes.

Selon Mathieu Dumont, les étudiants auraient approché la Ville pour faire entendre leur doléance, mais la démarche serait restée infructueuse pour le moment. Nous avons saisi un porte-parole de la ville pour en savoir davantage. Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse qui serait en préparation.

Avec des informations du SCFP
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Catégories : Société
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