Le Canade est le 3e pays de l'OCDE où les forfaits cellulaires sont les plus chers. Crédit : iStock/Kwangmoozaa

Factures de cellulaires salées, le Bureau de la concurrence veut une baisse

Dans un mémoire déposé lundi auprès du CRTC, le Bureau de la concurrence du Canada (BCC) estime que le poids de trois géants du sans-fil et des données mobiles au pays est trop important pour favoriser une meilleure concurrence.

Ainsi, les entreprises Bell, Telus et Rogers occupent une trop grande place sur ce marché. Cela fait que les consommateurs canadiens paient de 35 à 40 % plus cher ces services comparativement aux endroits où des acteurs régionaux indépendants sont présents.

Le BCC et son expert économique ont pu analyser la concurrence au sein de cette industrie à partir de données confidentielles de services sans-fil. Lorsque les géants font face à une concurrence accrue, même de 5 % seulement, les prix baissent.

Le BCC qualifie de « perturbateurs », ces concurrents qui exploitent leurs propres réseaux mobiles comme Sasktel, Vidéotron et Freedom Mobile.

Il constate qu’ils représentent la meilleure option pour réduire la facture de cellulaires des Canadiens.

En 2018, selon l’OCDE, le Canada figurait au troisième rang des pays, après le Japon et les États-Unis, où les tarifs mensuels moyens étaient les plus élevés.

Au pays, ces services oscillent entre 40 $ et 100 $ par mois. Un forfait avec appels et messages textes illimités et 5 gigaoctets de données coûte autour de 80 $ mensuellement, alors que son équivalent en France est d’un peu moins de 35 $.

Avec les données du BCC et les informations de La Presse canadienne

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