La police d’Ottawa indique que huit armes à feu liées à des actes criminels ont été saisies dans cette ville depuis le début de cette année 2020. Crédit : Istock.

Nouvelle stratégie de la police d’Ottawa contre les violences par armes à feu

En cette année 2020, le Service de police d’Ottawa (SPO) annonce une nouvelle stratégie pour contenir la violence par armes à feu et autres crimes de rues violents.

Accent sur une action intégrée et coordonnée

La nouvelle stratégie annoncée par le SPO, dans le but de mettre un terme au climat d’insécurité qui règne dans certains quartiers de la capitale du Canada, sera mise en œuvre avec l’implication d’organismes sans but lucratif, d’associations commerciales et du personnel de la municipalité.

En collaboration avec ces entités, il sera question avant tout d’analyser et de comprendre les problématiques complexes qui entourent souvent la criminalité et le désordre social, et de déployer trois nouvelles Équipes de ressources de quartier (ERQ).

Selon le chef de police de la ville d’Ottawa Peter Sloly, les ERQ « vont constituer la composante centrale de la stratégie du SPO d’accroître la présence de ressources pour réduire la violence liée aux armes à feu, ainsi que les autres crimes de rue violents qui s’y rattachent à Ottawa ». (Source : communiqué)

Cette annonce intervient un an après le déploiement d’un premier contingent de ressources de quartier dans Vanier-Overbrook, Heron Gate-Ottawa Sud et Carlington-Caldwell.

Il s’agit de quartiers vus comme les plus à risque, marqués par la pauvreté et la précarité, où la criminalité a atteint des sommets inquiétants (crimes de rue violents liés aux armes à feu, aux bandes de rues et à la drogue).

Les nouveaux déploiements en cette année 2020 se feront dans la zone du marché By et de la Basse-Ville, au mois de mai. Ensuite, le SPO procédera à d’autres déploiements dès l’automne au centre-ville et à Bayshore.

ERQ : « Des agents chevronnés », disposant d'une « maturité personnelle et professionnelle » pour gérer des situations difficiles

La présence des agents des ERQ dans ces quartiers pourra s’étendre jusqu’à deux ans. Pour permettre de contrer efficacement la criminalité, ces agents verront leurs compétences être renforcées sur plusieurs points :

  • Prévention du crime
  • Gestion et maintien de l’ordre
  • Intervention d’urgence
  • Résolution de problèmes
  • Médiation des différends
  • Communication efficace
  • Connaissances interculturelles (Source : communiqué)

La criminalité liée aux armes à feu a pris des proportions inquiétantes dans certaines grandes villes canadiennes. La nouvelle stratégie de la police d’Ottawa mise sur le déploiement des Équipes de ressources de quartier (ERQ). Crédit : iStock

Le déploiement des ERQ porte ses fruits, selon le SPO, qui met de l’avant les résultats de 2019 :

  • Plusieurs arrestations et saisies de 70 armes à feu, contre 68 en 2018, en plus de 7 armes saisies en ce début 2020.
  • Réduction du nombre de fusillades qui est passé de 78 à 73.
  • Réduction du nombre d’homicides, soit de 16 à 13, dont 5 liés aux armes à feu.

Ce succès ne devrait pas faire perdre de vue les récidives qui surviennent dans les quartiers considérés comme des « zones de criminalité violente », relève le chef Sloly qui soutient qu’une approche « Tout Ottawa » est nécessaire pour en « arriver à une ville plus forte et plus sûre ».

C’est ainsi que le nouveau modèle d’intervention mise sur la collaboration avec différents partenaires et intègre de nouveaux objectifs. Ils permettront de soutenir les victimes de violence et les collectivités, en se penchant notamment sur « la peur et l’anxiété qui suivent souvent les crimes violents ».

« Nos enquêtes sont concentrées sur les récidivistes violents qui s’acharnent sur les gens les plus vulnérables et sur les quartiers marginalisés. Ces enquêtes seront appuyées par une nouvelle stratégie d’intervention immédiate qui pourra compter, de 24 à 72 heures après l’incident, sur un déploiement d’agents en uniforme, en collaboration avec les parties prenantes dans les secteurs touchés par la violence, afin de leur assurer un travail de proximité, une répression de la criminalité, des enquêtes et des services aux victimes », souligne M. Sloly dans le communiqué.

Avec des informations du Service de police de la ville d'Ottawa.

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Catégories : Société
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